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05/07/2016 21:43 EDT | Actualisé 06/07/2017 01:12 EDT

Le rapport sur l'engagement britannique en Irak enfin publié

Sept ans, 12 volumes et 2,6 millions de mots plus tard, la commission d'enquête Chilcot publie ce matin son rapport sur l'engagement controversé du Royaume-Uni en Irak, en 2003.

« Si nous sommes tombés sur des décisions ou des comportements qui méritent d'être critiqués, nous n'hésiterons pas à le faire », a dit le président de la commission, John Chilcot, hier soir.

Tony Blair dans la mire

Le rapport promet d'être sévère envers l'ancien premier ministre Tony Blair. Chef du gouvernement britannique de 1997 à 2007, il est accusé d'avoir trompé la population en exagérant la menace irakienne. Il avait entre autres affirmé que l'Irak possédait des armes de destruction massive, ce qui ne s'est pas avéré vrai et pour laquelle Tony Blair s'est excusé l'an dernier.

Un retard exaspérant pour les familles

Toutefois, ces travaux sont marqués par la controverse, puisqu'ils devaient être initialement publiés un an après leur commande en 2009. Excédées par les délais, les familles de soldats tués en Irak ont fixé un ultimatum aux autorités, les menaçant de poursuites judiciaires.

Le droit de réponse par tous les partis impliqués ainsi que la question de la déclassification de documents secrets - dont des échanges entre Tony Blair et George W. Bush - expliquent en partie le retard.

Des 45 000 soldats britanniques envoyés en Irak entre 2003 et 2009, 179 ont trouvé la mort.

L'équipement est aussi montré du doigt, notamment les camionnettes Land Rover au blindage trop léger pour les engins explosifs. Des soldats les appelaient « des cercueils sur roues ».

L'Irak est depuis plongé dans l'instabilité où des violences interconfessionnelles ont éclaté. Des dizaines de milliers d'Irakiens ont perdu la vie.