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06/07/2016 11:43 EDT | Actualisé 07/07/2017 01:12 EDT

L'AMA a reçu les échantillons de sang de l'affaire Puerto

L'Agence mondiale antidopage (AMA) a annoncé mercredi être enfin en possession des échantillons de sang et de plasma saisis en 2006 par la justice espagnole, dans le cadre de l'enquête sur le scandale de dopage massif de cyclistes dit « affaire Puerto ».

« Nous pouvons désormais affirmer être en possession des poches de sang et de plasma, explique l'AMA dans un communiqué. Elles sont actuellement stockées dans un de nos bâtiments à proximité de Madrid. »

L'AMA et l'Union cycliste internationale (UCI), qui a également reçu des échantillons, vont donc pouvoir poursuivre leur enquête sur ce système de dopage par autotransfusion sanguine.

La justice espagnole avait ordonné le 16 juin dernier la remise aux autorités sportives compétentes de plus de 200 poches de sang saisies au domicile du fameux Docteur Eufemiano Fuentes.

Elle avait d'abord ordonné en première instance d'appel en avril 2013, dans un tollé international, la destruction de ces échantillons.

L'AMA, l'UCI et le Comité olympique italien avaient immédiatement été en appel et avaient obtenu gain de cause.

« L'AMA remercie la cour d'appel de Madrid d'avoir pris la décision de remettre aux autorités antidopage ces preuves cruciales », avait réagi en juin le directeur général de l'Agence, David Howman.

Il s'était néanmoins dit « consterné » du temps que cela aura pris: dix ans, depuis la saisie initiale de 2006.

L'analyse de ces poches de sang pourrait identifier d'autres sportifs au-delà des six cyclistes mis en cause dans l'affaire Puerto, dont le vainqueur du Tour de France 1997 l'Allemand Jan Ullrich.

Fuentes, finalement acquitté en juin 2016, avait déclaré lors du premier procès avoir travaillé avec « des sportifs de tous types ».

« Ce pouvait être des athlètes, des boxeurs, tel ou tel footballeur », avait-il dit sans les identifier.

Il avait également ajouté que d'autres sportifs de renom pourraient être impliqués. « Il va y avoir des surprises », avait-il dit laconiquement.

Les éventuels nouveaux cas de dopage qui pourraient être détectés risquent d'être abandonnés, car le délai de prescription de l'AMA est de huit ans.