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06/07/2016 19:17 EDT | Actualisé 07/07/2017 01:12 EDT

Jason Kenney reçoit un accueil mitigé en politique albertaine

L'annonce de la candidature de l'ancien ministre fédéral Jason Kenney à la direction du Parti progressiste-conservateur albertain (PPC) a suscité de nombreuses réactions mercredi au sein de la classe politique albertaine.

Jason Kenney a affirmé qu'il voulait unir la droite albertaine, c'est-à-dire joindre le Wildrose et les progressistes-conservateurs, afin de battre le Nouveau Parti démocratique de l'Alberta aux prochaines élections provinciales de 2019.

Le politicien a indiqué que le Wildrose n'était pas l'ennemi du PPC, affirmant même qu'ils faisaient « partie de la famille ».

Brian Jean, le chef du parti Wildrose qui forme l'opposition officielle à Edmonton, se montre ouvert, mais prudent.

« Nous accueillons tous les conservateurs qui veulent construire l'unité », a-t-il assuré. Le Wildrose avait déclaré dans les dernières semaines qu'il ne souhaitait pas s'unir au Parti progressiste-conservateur à moins que ce soit sous la bannière de son propre parti.

Brian Jean rappelle aussi que les progressistes-conservateurs ont rejeté le projet d'union avec le Wildrose lors de leur dernière assemblée générale annuelle. « Il ne serait pas approprié de spéculer encore davantage concernant la course à la direction du troisième parti [à l'Assemblée législative] avant que cette question ne soit réglée », a déclaré Brian Jean.

La députée du PPC, Sandra Jansen, a dit que Jason Kenney « n'a jamais été un ami du Parti progressiste-conservateur ». Selon elle, l'ancien ministre conservateur « n'a rien de progressiste ».

Sandra Jansen avait déjà annoncé son intention de quitter le parti s'il en était élu chef. « Vous regardez ces commentaires [sur l'avortement, les personnes LGBTQ et l'éducation], ils sont inquiétants pour beaucoup de gens qui sont socialement progressifs comme moi », affirme-t-elle.

Rob Anderson, un ancien membre du Wildrose qui a fait défection vers le Parti progressiste-conservateur en décembre 2014, est enthousiaste par rapport à la candidature de Jason Kenney. Il croit que les conditions sont meilleures qu'en 2014 pour réussir une fusion des partis. « Quand vous voyez le socialisme devant vous depuis un an, cela vous réveille », dit-il.

Critiques sévères

Lors de l'annonce de sa course à la chefferie, Jason Kenney a sévèrement critiqué le gouvernement de Rachel Notley, entre autres, par rapport à la hausse du salaire minimum en période de « récession ».

Il a ajouté que le taux de chômage n'avait jamais été aussi haut dans la province [depuis 20 ans] et que son objectif était de relancer l'économie en remettant les valeurs conservatrices à l'ordre du jour, tel que celles du libre marché et de la libre entreprise.