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06/07/2016 04:54 EDT | Actualisé 07/07/2017 01:12 EDT

Brexit : Paris annonce des mesures pour renforcer l'attractivité de sa place financière

Le Premier ministre français Manuel Valls a annoncé mercredi une série de mesures, notamment fiscales, pour renforcer l'attractivité de la place financière de Paris face à la City de Londres après le vote en faveur du Brexit.

Le référendum britannique "a créé une onde de choc, pour l'ensemble des citoyens européens, mais aussi, de manière très concrète, pour beaucoup d'entreprises installées au Royaume-Uni", a souligné M. Valls dans une intervention au forum Paris Europlace consacrée à la promotion de la place financière parisienne.

"Dans ce nouvel environnement qui se dessine, nous voulons une France attractive", a ajouté le chef du gouvernement. Jeudi dernier, le président François Hollande avait déjà souhaité que Paris adapte ses "règles, y compris fiscales", pour rendre sa place financière plus attractive.

Concrètement, M. Valls a annoncé une modification du régime des "impatriés", qui permet aux salariés venus de l'étranger de bénéficier de réductions fiscales. Ce régime sera "applicable pendant huit ans, contre cinq aujourd'hui" et la prime d'impatriation sera "exonérée de taxe sur les salaires"

Le Premier ministre a par ailleurs confirmé la baisse de l'impôt sur les sociétés (IS) qui "sera progressivement ramené à 28%", contre 33% aujourd'hui.

Au-delà de ces mesures fiscales, le gouvernement prévoit de mettre en place un "point d'entrée unique" pour faciliter les démarches administratives des entreprises étrangères souhaitant s'implanter en France.

Ce service "permettra une prise en charge globale des entreprises comme de leurs salariés", en répondant à "leurs questions sur l'immobilier, la délivrance des titres de séjour, la scolarisation des enfants", a expliqué M. Valls, qui souhaite que ce dispositif soit en place "dès cette rentrée".

Le Premier ministre a enfin assuré que l'Etat ouvrirait "autant de sections internationales que nécessaire dans les établissements scolaires" afin de permettre aux enfants d'expatriés de "suivre des cours dans leur langue maternelle".

Le vote des Britanniques en faveur d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne a suscité l'appétit de plusieurs places financières européennes, qui espèrent gagner en attractivité face à la City.

La place de Paris, qui dispose d'un pôle de gestion d'actifs de 3.600 milliards d'euros, a ainsi multiplié les appels du pied au monde de la finance et des grandes entreprises ces derniers jours, tout comme ses principales concurrentes Francfort ou Dublin.

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