POLITIQUE
06/07/2016 03:59 EDT | Actualisé 06/07/2016 04:00 EDT

Aide à mourir: le RPCU craint que des patients soient dissuadés (VIDÉO)

MONTRÉAL _ Pour assurer que le traitement des demandes d'aide médicale à mourir respecte les droits des patients, Québec doit apporter des correctifs à la Loi concernant les soins de fin de vie, estime le Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU).

Selon des données compilées par Radio-Canada et "Le Devoir", un peu plus de 250 Québécois ont demandé l'aide médicale à mourir depuis l'entrée en vigueur de la Loi concernant les soins de fin de vie, il y a six mois. Or, seules 166 de ces demandes auraient été accordées.

Le RPCU a dit, mercredi, surtout s'inquiéter que des patients en fin de vie subissent des pressions pour les dissuader d'avoir recours à l'aide médicale à mourir.

Étant donné le droit à l'objection de conscience des médecins inscrit dans la loi, le RPCU se demande si des travailleurs sociaux et des psychologues ne seraient pas plus aptes à informer correctement les personnes en fin de vie sur l'aide médicale à mourir.

L'organisme qui représente les patients du réseau de la santé presse le gouvernement d'inclure des "directives plus claires" et d'apporter des correctifs pour évaluer le traitement des demandes refusées.

Le RPCU souligne que la loi ne "prévoit aucune disposition visant à évaluer le respect des droits des usagers dans les cas où une demande d'aide médicale à mourir est refusée ou écartée".

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