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04/07/2016 06:00 EDT | Actualisé 04/07/2016 10:29 EDT

Festival de Jazz 2016: Jim Zeller se la joue Ennio Morricone

Courtoisie Six media

Grand habitué du Festival de jazz, Jim Zeller est revenu dimanche soir pour un concert en extérieur marqué par une signature blues dont lui seul a le secret. À coup d’harmonica et de guitare électrique, le chanteur québécois a fait danser la foule, malgré le mauvais temps et le risque d’averse.

Mais le public est quand même demeuré chanceux avec seulement quelques gouttes tombées au cours de la soirée. Pas de quoi gâcher la fête. Et puis, on pouvait aussi compter sur l’incroyable énergie et dynamisme de Jim Zeller pour mettre tout le monde de bonne humeur.

D’ailleurs, l’artiste qui inaugurait sa 31e présence au festival n’avait pas l’air du tout blasé. La preuve, il a encore offert une performance enflammée. «Chaque année, la magie existe. C’est toujours un grand plaisir d'être ici», a-t-il répété plusieurs fois.

Intitulé The Good, The Bad and The Zeller, le spectacle a débuté sous une ambiance de musique western spaghetti. Au son féroce de son harmonica, qu’il manie comme nul autre, l’artiste de 62 ans a entamé avec son groupe un extrait musical emblématique du film Le Bon, la Brute et le Truand, dont la trame sonore a été composée par le non moins mythique Ennio Morricone.

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Entre deux anecdotes, mêlant humour et souvenirs, Zeller n’a jamais vraiment lâché son micro. Il a donné une belle part aux chansons issues de son dernier album Circus, sorti en octobre dernier. Le disque hyper-référencé est à lui seul un éventail de genres et de styles divers. Du blues bien entendu, mais également du rock avec des consonances bluegrass. À ce titre, signalons le titre Jelly Belly qui lui a été inspiré par les plaisirs de la table afin de célébrer, selon ses propres mots, «la bedaine universelle».

L’harmoniciste aux multiples facettes a continué à interpréter une partie de son répertoire comme Ain’t So Bad, Soul of the Moon, Sweet Nanoo ou des titres tirés de son premier l’album Cut To The Chase. Avec son fidèle guitariste Freddy Freedom, le créateur du «psychobilly blues» a livré plusieurs beaux moments improvisés, notamment durant le très réussi Wild Life. Quelques reprises également comme celle de Purple Rain, hommage au regretté Prince, décédé tout récemment.