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Droits de scolarité: le nombre de Français inscrits au bac stagne

A general view of McGill University campus is seen in Montreal, October 2, 2009.   REUTERS/Shaun Best    (CANADA EDUCATION)
A general view of McGill University campus is seen in Montreal, October 2, 2009. REUTERS/Shaun Best (CANADA EDUCATION)

QUÉBEC - L'attrait du Québec ne s'est pas encore démenti chez les étudiants français, malgré une hausse draconienne de leurs droits de scolarité, mais le nombre d'inscriptions stagne, selon les données les plus récentes du ministère de l'Enseignement supérieur obtenues par La Presse canadienne.

Depuis 2015, au nom du retour à l'équilibre budgétaire, les étudiants français inscrits au baccalauréat dans une université québécoise ne bénéficient plus de la réciprocité qui leur permettait de payer les mêmes droits de scolarité que leurs camarades d'ici, comme c'était le cas auparavant en vertu d'une entente avec la République française et le Gouvernement du Québec signée en 1978.

Désormais, ils sont assujettis aux mêmes grilles de tarifs que les étudiants canadiens hors Québec. Leurs droits de scolarité sont donc passés de près de 2300 $ à environ 7000 $ par année à plein temps.

Néanmoins, l'engouement ne se tarit pas, sauf que la croissance semble avoir été stoppée. Un tableau informationnel fourni par le ministère de l'Enseignement supérieur permet de constater qu'en 2015, ils étaient 10 272 Français à s'inscrire au premier cycle à l'automne, comparativement à 10 104 en 2014, soit à peine 168 étudiants de plus.

À titre de comparaison, entre 2010 et 2014, les inscriptions en provenance de la France sont passées de 5822 à 10 104, soit une hausse de pratiquement 74 pour cent en cinq ans.

Le ministère ne dispose pas encore des chiffres officiels pour la session d'automne 2016, même si la période d'inscription est terminée.

Incidemment, l'augmentation des inscriptions françaises est beaucoup plus forte aux deuxième et troisième cycles, qui ont été épargnés par les changements de tarification et qui jouissent encore de la réciprocité.

Ainsi, au deuxième cycle, la cohorte d'inscrits originaires de France a grimpé de 2943 à 3272 (+11 pour cent), de l'automne 2014 à celui de 2015. Au troisième cycle, pour la même période, les candidats français au doctorat sont passés de 1303 à 1392.

Notons toutefois que là encore, les hausses étaient bien plus marquées de 2010 à 2014. Les candidats français à la maîtrise étaient 2097 en 2010 et 2943 en 2014 (+40 pour cent), tandis que les rangs des doctorants s'accroissaient de 885 à 1303 (+ 47 pour cent).

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