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02/07/2016 06:52 EDT | Actualisé 02/07/2016 06:52 EDT

Syrie: des frappes aériennes gouvernementales font au moins 25 morts à Jeiroud

ASSOCIATED PRESS
Russian Su-25 ground attack jets prepare to land after return from Syria at a Russian air base in Primorsko-Akhtarsk, southern Russia, Wednesday, March 16, 2016. More Russian planes returned from Syria on Wednesday, two days after President Vladimir Putin ordered Russian military to withdraw most of its fighting forces from Syria, signaling an end to Russia's five-and-a-half month air campaign.(Olga Balashova/Russian Defense Ministry Press Service via AP)

Au moins 25 personnes ont été tuées samedi en Syrie par des frappes aériennes qui auraient été orchestrées par le gouvernement.

Selon des militants de l'opposition syrienne, l'offensive était une réponse du gouvernement pour venger la capture et l'assassinat, la veille, d'un pilote de chasse.

Sept membres du personnel médical font partie des morts, selon les Comités locaux de coordination, un réseau de l'opposition.

L'attaque est survenue dans la ville de Jeiroud, au nord-est de Damas. Les Comités locaux de coordination estiment que la localité a été frappée à 40 reprises avant que l'offensive ne prenne fin, tôt samedi matin.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) arrive pour sa part à un bilan de 31 morts.

Vendredi, des rebelles ont capturé et interrogé devant caméra un pilote de chasse à Jeiroud. Son avion venait de s'écraser dans la région.

Les autorités locales négociaient la libération du pilote avec le gouvernement syrien, a indiqué le directeur de l'OSDH, Rami Abdurrahman, mais des photos qui ont circulé par la suite sur le Web montraient l'homme mort, abattu par balle.

Selon le gouvernement, le pilote était en mission d'entraînement lorsque son engin s'est écrasé.

La localité de Harasta, en banlieue de Damas, a pendant ce temps reçu un second convoi d'aide humanitaire en trois jours, a rapporté le Croissant-Rouge arabe syrien. Cette organisation était, avec les Nations unies, responsable de l'envoi de 17 camions remplis de nourriture et d'équipement médical dans la ville assiégée où vivent environ 12 500 personnes.

Un agent des Nations unies a par ailleurs lancé un signal d'alarme samedi, craignant que les résidants de Madaya, ville située au nord-ouest de Damas, soient soumis à la famine si des denrées n'arrivent pas bientôt.

Environ 40 000 personnes sont coincées dans cette localité montagneuse. Madaya est encerclée par les forces gouvernementales et le groupe chiite libanais Hezbollah.

Un accord était d'ailleurs survenu jeudi entre les rebelles et le gouvernement pour que des envois d'aide humanitaire et des évacuations aient lieu à Madaya et dans trois autres municipalités, a rappelé un conseiller en aide humanitaire, Jan Egeland.

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