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02/07/2016 09:19 EDT | Actualisé 03/07/2017 01:12 EDT

Relations de travail chez Postes Canada : le syndicat dépose une contre-offre

Alors que la menace d'une grève ou d'un lock-out plane toujours chez Postes Canada, il pourrait y avoir une lueur d'espoir. Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) a fait une contre-proposition à la partie patronale, vendredi soir.

Selon le STTP, il en prendrait normalement de quatre à cinq jours à Postes Canada pour étudier cette offre. Or, il est minuit moins une, puisque la société d'État a fait savoir qu'elle ne négocierait pas au-delà d'aujourd'hui, samedi.

Le directeur national pour le Québec du STPP, François Senneville, croit que Postes Canada devrait prendre le temps d'étudier la proposition des syndiqués et poursuivre les négociations.

« Si l'employeur ne veut vraiment plus faire de négociations, il est possible qu'il désire simplement nous dire qu'il rejette notre contre-offre », lance-t-il. « C'est une façon de faire. Ce n'est pas celle qu'on aimerait évidemment. »

M. Senneville souligne que Postes Canada a encore la possibilité de mettre ses employés en lock-out. Le STTP pourrait pour sa part décider de déclencher une grève générale.

Toutefois, dans les deux cas, un avis réglementaire de 72 heures doit être donné, ce qui fait en sorte qu'un tel dénouement n'est pas possible avant mardi.

Les négociations entre les deux parties achoppent sur la question des salaires et de l'instauration d'un régime de retraite à cotisations déterminées pour les nouveaux employés, plutôt qu'un régime de retraite à prestations déterminées.

Le STTP et Postes Canada discutent également de la création de postes temporaires et de la création de postes à temps partiel de soir et de fin de semaine pour la livraison des colis, plutôt que de faire faire des heures supplémentaires au personnel régulier.

D'après les informations de la journaliste Claudine Richard