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01/07/2016 02:47 EDT | Actualisé 02/07/2017 01:12 EDT

Troisième attaque anti-israélienne en 24 heures, l'assaillante palestinienne tuée

Une Palestinienne a tenté vendredi de poignarder un garde-frontière israélien à Hébron avant d'être abattue, au lendemain d'une attaque tout près de cette ville de Cisjordanie occupée dans laquelle une Israélienne de 13 ans a été tuée à coups de couteau.

La nouvelle attaque, la troisième en 24 heures, est survenue près du tombeau des Patriarches, lieu révéré par les juifs et les musulmans à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, a indiqué la police israélienne, en précisant qu'aucun garde-frontière n'avait été blessé.

Selon la porte-parole de la police Luba Samri, une jeune femme palestinienne a éveillé les soupçons des gardes-frontières à son arrivée au checkpoint de sécurité à l'entrée du site.

"Les officiers l'ont alors conduite dans une pièce annexe pour un contrôle. Tout à coup, elle a sorti un couteau et a tenté de poignarder la policière qui la fouillait", a-t-elle dit. "Un autre officier qui était là a rapidement réagi en tirant sur la terroriste qui a été neutralisée".

Des responsables de sécurité palestiniens ont identifié l'assaillante comme Sarah Taraïra, 27 ans, une parente du Palestinien qui a poignardé jeudi à mort dans son sommeil une adolescente israélo-américaine de 13 ans après s'être infiltré dans sa maison dans la colonie de Kyriat Arba, toute proche de Hébron.

Mohammed Nasser Taraïra, 19 ans, originaire du village de Bani Naïm proche de Hébron, avait lui aussi été abattu par des gardes.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a dénoncé un meurtre "horrible" la veille, a présenté vendredi ses condoléances en se rendant au domicile de l'adolescente tuée, Hallel Yaffa Ariel, à Kyriat Arba.

"Voir la chambre de Hallel, les taches de sang à côté de son lit, les livres et les vêtements d'une petite fille, cela est choquant", a-t-il dit, cité par son bureau. "Cela nous rappelle une nouvelle fois contre qui nous luttons."

Des centaines de colons avaient participé jeudi soir à ses obsèques.

- Hébron, la poudrière -

Après le meurtre de l'adolescente, M. Netanyahu a annoncé le bouclage de Bani Naïm, la révocation des permis de travail pour les membres de sa famille et le début de la procédure pour détruire sa maison.

Depuis jeudi matin, trois attaques aux couteau ont visé des Israéliens, alors que le rythme des violences avait baissé ces derniers mois.

Jeudi soir, à Netanya près de Tel-Aviv, un Palestinien originaire de Tulkarem en Cisjordanie a blessé à coups de couteau deux personnes avant d'être tué par un passant.

Hébron, la plus grande ville du territoire palestinien occupé depuis 1967, est une poudrière depuis que 500 colons se sont installés dans son centre historique, barricadés sous haute protection militaire et retranchés derrière une zone tampon interdite d'accès aux 200.000 habitants palestiniens.

La ville, et plus particulièrement le Tombeau, a concentré une partie des violences qui secouent depuis début octobre les Territoires palestiniens, Israël et Jérusalem et ont coûté la vie à 213 Palestiniens, 33 Israéliens, deux Américains, un Erythréen et un Soudanais, selon un décompte de l'AFP.

La plupart des Palestiniens tués sont des auteurs ou auteurs présumés d'attaques, selon Israël. Des dizaines d'autres ont été tués lors de heurts.

Environ 400.000 Israéliens vivent dans les colonies de Cisjordanie, considérées par la communauté internationale comme illégales et par les Palestiniens comme un principal obstacle à la paix.

- Renforts à Jérusalem -

Les attaques ont eu lieu alors que les Palestiniens célèbrent le dernier vendredi du ramadan, le mois de jeûne musulman qui s'achève au début de la semaine prochaine.

A Jérusalem, des milliers de policiers ont été déployés dans et autour de la Vieille ville en préparation des dernières prières hebdomadaires du ramadan sur l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam et premier pour les juifs qui l'appellent Mont du Temple.

Les policiers déployés en renfort "devront patrouiller dans les différents secteurs pour prévenir, et riposter si nécessaire, à tout incident", a indiqué la police.

Pour éviter de possibles troubles, les autorités israéliennes avaient annoncé que les non-musulmans seraient, jusqu'à la fin du ramadan, interdits d'entrée sur l'esplanade des Mosquées, haut lieu de tensions israélo-palestiniennes et souvent théâtre d'affrontements.

Alors que le processus de paix israélo-palestinien est au point mort depuis 2014, le Quartette sur le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne et ONU) doit publier vendredi à New York un rapport qui, selon un responsable, demande à Israël de cesser sa politique de colonisation et dénonce du côté palestinien "la violence, le terrorisme et l'incitation à la violence".

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