NOUVELLES
01/07/2016 03:21 EDT | Actualisé 02/07/2017 01:12 EDT

Tour de France - Richie Porte: "Une vraie chance personnelle"

"C'est le premier Tour où j'ai une vraie chance personnelle", s'est réjoui vendredi l'Australien Richie Porte, qui a quitté Sky et son leader Froome pour BMC afin de pouvoir enfin jouer la victoire sur le Tour de France qui s'élance samedi.

"Cette année, c'est tout pour moi", a encore dit le Tasmanien (31 ans) qui, pour sa 6e participation à la Grande Boucle, devra toutefois s'entendre avec l'Américain Tejay van Garderen, l'autre leader de l'équipe américaine.

Q: Vous avez aidé Bradley Wiggins (2012) et Chris Froome (2013 et 2015) à remporter le Tour de France. Aujourd'hui, vous êtes votre propre chef. Comment vivez-vous ce changement ?

R: "C'est le premier Tour où j'ai une vraie chance personnelle. J'espère juste profiter au maximum de cette opportunité. J'ai eu l'occasion d'organiser ma saison autour de cette course. Quand tu es dans l'équipe de Chris Froome, évidemment, tu vas servir de soutien, d'employé. C'est une énorme occasion de venir ici, d'avoir ma propre chance et de ne pas devoir me sacrifier pour un chef de file. Cette année, c'est tout pour moi."

Q: Mais vous êtes deux leaders. Le serez-vous jusqu'au bout, ou l'un des deux devra-t-il se ranger derrière l'autre à un moment ?

R: "Nous prendrons cette décision au cours de la compétition mais pour le moment, nous sommes deux leaders à égalité. Il s'agit de traverser ces quelques premiers jours sans perte de temps idiote. Et cela va nous montrer comment se passe ce leadership. Je ne vois pas cela comme un problème. Bien sûr, c'est dans notre nature, nous avons tous les deux des ambitions mais nous avons bien couru (ensemble) au Tour de Catalogne, nous nous sommes bien entraînés, nous avons élaboré des scénarios pour l'autre. Si nous sommes en nombre dans la dernière semaine, c'est aussi une formidable carte tactique à jouer."

Q: Qu'avez-vous appris de Froome et comment allez-vous vous servir de cela ?

R: "Evidemment, si vous roulez avec des mecs comme Bradley Wiggins et Chris Froome, vous apprenez des petites choses en chemin, sur la nutrition, sur la façon qu'ils avaient d'être détendus. Vous prenez un petit peu de chaque grand leader avec qui vous pédalez. Je sais que sur un bon jour, je peux grimper comme les meilleurs au monde, et au contre-le-montre, je ne suis pas mauvais non plus. Mais ce seront trois longues semaines, trois semaines stressantes, je vais prendre chaque jour après l'autre. Je ne serais pas ici si je ne croyais pas en mes chances."

Propos recueillis en conférence de presse

bc-pyv/jm/chc