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01/07/2016 08:40 EDT | Actualisé 02/07/2017 01:12 EDT

Postes Canada : la grève ou le lock-out reporté

La menace d'une grève ou d'un lock-out à Postes Canada est repoussée de quelques jours.

Les deux parties n'ont pas émis l'avis réglementaire de 72 heures qui doit survenir si l'une ou l'autre décide de recourir à un arrêt de travail.

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) et l'employeur poursuivent donc leurs négociations. Ils ont jusqu'à minuit, vendredi, pour en venir à une entente.

Mercredi dernier, le STTP a demandé à Postes Canada de reporter l'échéance de deux semaines, mais le président-directeur général, Deepak Chopra, a refusé de prolonger la période de négociation.

Demandes syndicales

Les principaux points en litige sont les salaires et l'instauration d'un régime de retraite à cotisations déterminées pour les nouveaux employés plutôt qu'un régime de retraite à prestations déterminées.

De même, les parties discutent de la création de postes temporaires et de la création de postes à temps partiel de soir et de fin de semaine pour la livraison des colis, plutôt que de faire faire des heures supplémentaires au personnel régulier.

La partie syndicale compte déposer une contre-offre à l'employeur d'ici la fin de l'après-midi, vendredi.

Mandat de grève

Le syndicat détient un mandat de grève qui lui a été accordé massivement par ses 47 000 membres à travers le Canada.

François Senneville, directeur national et porte-parole syndical, a soutenu en entrevue, cet avant-midi, que les employés ont tenu un vote de grève, car l'employeur a décidé de sauter quelques étapes lors des pourparlers.

L'unité syndicale en milieu urbain a voté en faveur d'une grève à 94,2 % tandis qu'en banlieue, la proposition a reçu 91,3 % des appuis.

Avec les informations de Claudine Richard