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30/06/2016 21:18 EDT | Actualisé 01/07/2017 01:12 EDT

Les négociations achoppent au Vieux-Port de Montréal

Les discussions ont encore une fois achoppé entre le Syndicat des employés du Vieux-Port de Montréal (SEVPM) et la Société du Vieux-Port, de retour à la table de négociations à la demande du Service fédéral de conciliation et de médiation.

« Nous avons mis tous les efforts nécessaires pour trouver un règlement au conflit », déplore le président du SEPVM, Konrad Lamour. « Or, l'employeur est demeuré sur ses positions. Il a fait la même offre qui avait été rejetée par 80 % des membres en mai dernier », dit-il.

Les 279 employés du Vieux-Port sont en grève depuis le 27 mai. Ils disent que leur salaire est trop bas par rapport aux employés du parc Jean-Drapeau.

Le SEVPM, une section locale de l'Alliance de la fonction publique du Québec (AFPC-Québec), réclame un salaire minimum de 15 $ l'heure pour ses membres, qui comprennent notamment des préposés à la billetterie, au stationnement et à l'entretien, ainsi que des vendeurs et des agents de sécurité.

Environ 38 % des employés sont payés en dessous de 15 $ l'heure, selon la Société du Vieux-Port de Montréal. Le syndicat avance le chiffre de 50 %.

La convention collective des syndiqués est échue depuis le 31 mars.

La pression va monter

« Nous avons fait preuve d'ouverture et nous avons exploré des propositions pour trouver une entente juste pour les membres », soutient le syndicat.

« Montréal devient notre terrain de jeu », clame le président du SEVPM, puisqu'une injonction limite le droit des employés de manifester sur le site et aux abords du Vieux-Port de Montréal.

Le SEVPM et l'AFPC-Québec dénoncent par ailleurs que le gouvernement du Canada tienne l'activité d'assermentation des nouveaux Canadiens au Vieux-Port, visé par une grève des travailleurs.