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01/07/2016 08:24 EDT | Actualisé 02/07/2017 01:12 EDT

Le nouveau président des Philippines assure qu'il ne deviendra pas en dictateur

MANILLE, Philippines — Le nouveau président des Philippines, Rodrigo Duterte, a déclaré, vendredi, qu'il n'hésiterait pas à prendre des moyens extrêmes pour lutter contre la criminalité et débarrasser les forces de l'ordre du pays de leurs éléments corrompus au cours des six prochains mois, mais a juré qu'il ne se transformerait pas en dictateur.

Dans un discours prononcé devant les membres de la police, M. Duterte a affirmé qu'il ne craignait pas que le Congrès tente de le destituer en raison de ses efforts pour combattre la criminalité et a assuré les agents qu'il les protégerait s'ils étaient contraints de tuer un grand nombre de personnes en poursuivant les criminels. L'opération, a-t-il prévenu, concernera tout le corps policier de quelque 170 000 membres.

En tant qu'ancien procureur ayant traîné en justice des policiers et soldats corrompus pendant des années dans la ville de Davao, le président a soutenu qu'il savait comment repérer les employés corrompus au sein de la police et de l'armée, dont certains sont impliqués dans le trafic de drogue. Les dossiers de tous les agents liés à des crimes seront passés en revue, a-t-il indiqué.

Rodrigo Duterte a été assermenté jeudi à Malacañan, le palais présidentiel à Manille, après avoir remporté les élections le 9 mai grâce à sa promesse d'éradiquer la criminalité et la corruption en trois à six mois. Un plan ambitieux qui a suscité l'inquiétude des organismes de défense des droits de la personne, qui ont exhorté le leader à ne pas prendre de raccourcis et à ne pas verser dans l'abus.

M. Duterte, qui a également l'intention de continuer les pourparlers de paix avec les communistes et les groupes islamistes rebelles, a promis d'être sans pitié envers les criminels, mais de ne pas sombrer dans la dictature.