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01/07/2016 10:55 EDT | Actualisé 02/07/2017 01:12 EDT

L'armée israélienne boucle Hébron après une autre attaque palestinienne

RAMALLAH, Territoire Palestinien — Un tireur palestinien a ouvert le feu sur une famille israélienne qui circulait à bord d'une automobile en Cisjordanie, vendredi, tuant un homme et blessant sa femme, ainsi que ses deux enfants adolescents.

En réaction à l'attaque, l'armée israélienne a déployé des centaines de soldats dans la région — ce qui représenterait la plus grosse opération militaire du genre en deux ans.

L'entrée au sud de Hébron, la ville la plus importante de Cisjordanie, a été bloquée, coupant ses quelque 170 000 résidants palestiniens des autres villes et villages.

Depuis le début de la plus récente vague de violence qui a commencé en septembre, plus de 80 attaques palestiniennes ont été lancées à partir de cette région, affirme un porte-parole de l'armée israélienne, le lieutenant-colonel Peter Lerner.

Par ailleurs, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a annoncé son intention de réduire le montant des taxes transférées à l'Autorité palestinienne, qu'il accuse d'inciter au meurtre en versant des sommes aux terroristes et à leur famille.

Vendredi, une Palestinienne de 27 ans a été abattue après avoir tenté de poignarder une policière au point de contrôle d'un sanctuaire de Hébron.

La veille, une Israélo-Américaine de 13 ans avait été poignardée à mort, dans sa chambre, par un Palestinien de 17 ans.

Au courant des neuf derniers mois, des Palestiniens ont perpétré des dizaines de fusillades, d'agressions à coup de couteau et avec des automobiles contre des Israéliens. Cette vague de violence a coûté la vie de 34 Israéliens et de deux touristes américains. Durant la même période, près de 200 Palestiniens ont été tués par des soldats israéliens ou par des citoyens armés.

Du côté d'Israël, on prétend que ce sont des campagnes palestiniennes glorifiant la violence sur les médias sociaux qui jettent de l'huile sur le feu. Les Palestiniens jettent plutôt le blâme sur des décennies de frustration face à l'occupation du territoire qu'ils revendiquent.

Dans un rapport rendu public vendredi, le Quartet pour le Proche-Orient — composé des Nations unies, des États-Unis, de l'Union européenne et de la Russie — met en cause la sincérité de l'engagement d'Israël à créer deux États distincts. Le Quartet critique également l'apologie de la violence du côté palestinien et exige une condamnation claire de «tous les actes de terrorisme».