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01/07/2016 13:07 EDT | Actualisé 02/07/2017 01:12 EDT

Euro-2016 - Pays de Galles : Bale, tout sauf un Hazard

Les deux stars étaient attendues: mais vendredi à Lille, c'est Gareth Bale qui a pris le meilleur sur la Belgique d'Eden Hazard (3-1), portant son Pays de Galles pour la première demi-finale de son histoire, mercredi contre le Portugal.

L'un, âgé de 25 ans a longtemps été considéré comme insuffisant en sélection jusqu'à ce que lui soit confié le brassard de capitaine des Diables Rouges. L'autre, un an de plus, a largement contribué à qualifier son pays pour le premier Euro de son histoire en inscrivant 7 de ses 11 buts en qualifications. Leur duel promettait beaucoup vendredi soir.

Sur la lancée de sa prestation exceptionnelle en huitièmes de finale contre la Hongrie (4-0), Eden Hazard a tout tenté dans ce match, délivrant même une passe décisive pour Radja Nainggolan (13e), la quatrième pour lui lors d'un tournoi dont il est meilleur passeur.

Avec le N.10 Belge, chaque prise de balle est synonyme de danger. Qu'il déborde sur son côté gauche pour un centre au cordeau (6e), qu'il renverse le jeu d'une transversale millimétrée (52e), ou qu'il rentre sur son pied droit pour tenter sa chance (50e), il met systématiquement l'adversaire au bord de la rupture.

C'est d'ailleurs le seul qui s'est fait acclamer par un stade Pierre-Mauroy définitivement acquis à la cause du natif de La Louvière. Déjà, parce que la délégation belge était largement plus vaste que celle du public gallois en tribune. Surtout, Hazard n'a laissé que des bons souvenirs à Lille, qu'il a quitté pour Chelsea il y a quatre ans après avoir notamment remporté, avec le LOSC, un doublé Championnat - Coupe de France en 2011.

- 'Hazard plus beau que Ronaldo' -

"Eden Hazard est plus beau à voir jouer que Ronaldo", a ainsi salué son ancien coéquipier dans le Nord, Rio Mavuba, fin juin dans un entretien avec le quotidien belge la Dernière Heure.

Ce ne sera toutefois pas pendant l'Euro qu'on pourra faire le comparatif sur la pelouse: Hazard fait beaucoup devant, mais il ne faut pas trop compter sur lui pour revenir défendre. Or c'est dans ce domaine que les besoins belges étaient les plus criants vendredi, soulignées par l'inspiration d'un gaucher qui ne perd presque jamais le ballon: Gareth Bale.

C'est vrai, c'est son compatriote Aaron Ramsey - qui ratera la demi-finale pour cause de second avertissement - qui est l'auteur de deux passes décisives, sur corner pour son capitaine Ashley Williams (31e) puis pour Hal Robson-Kanu (55e). Et le troisième but vient du latéral droit Chris Gunter, qui centrait pour Sam Vokes (86e) tout juste entré en jeu. Mais sur les deux premières actions, comme presque à chaque fois que le Pays de Galles a été dangereux, Gareth Bale était impliqué.

L'ouverture dans la profondeur pour Ramsey sur le second but? C'est lui. Le gros travail à l'origine du corner? C'est lui. Dans une arrière-garde inexpérimentée, lui aussi a fait courir des frissons sur chaque contre-attaque, aspirant la défense pour permettre à Neil Taylor de centrer (8e) ou tentant sa chance de loin (9e, 34e).

Mais lui seul retrouvera en demi-finale le Portugal de son partenaire à Madrid, Cristiano Ronaldo, mercredi à Lyon. Pour un autre duel de magiciens, avec pour Bale, la satisfaction d'avoir déjà réussi la meilleure performance de l'histoire de son pays.

cda/yk