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01/07/2016 14:08 EDT | Actualisé 02/07/2017 01:12 EDT

Euro-2016 - Le pays de Galles, l'autre surprise de l'Euro

L'Islande n'est pas la seule équipe surprise de l'Euro: le pays de Galles a battu l'un des favoris, la Belgique, vendredi en quarts (3-1), et décroché une qualification historique pour les demi-finales, où il affrontera le Portugal.

Ce match opposera mercredi à Lyon deux des étoiles du Real Madrid: Cristiano Ronaldo côté portugais et Gareth Bale côté gallois.

La seconde demi-finale sera connue dimanche soir après le dernier quart, entre la France, pays organisateur, et l'Islande, qui a stupéfait l'Europe en sortant l'Angleterre en 8e. Le vainqueur de ce match déséquilibré sur le papier sera opposé en demie à celui du choc des quarts, Allemagne - Italie samedi.

Pour les Gallois, cette qualification est une performance historique: ils participent à leur premier Euro et, dans un tournoi international, n'avaient jamais fait mieux qu'un quart de Coupe du monde en 1958, perdu contre le Brésil sur un but du grand Pelé (alors âgé de 17 ans).

"Rêvez, n'ayez pas peur des rêves!", a lancé le sélectionneur Chris Coleman, qui "savoure ce moment si doux".

Pour les Belges et leur armada offensive (Kevin De Bruyne, Romelu Lukaku et surtout Eden Hazard), cette élimination est un nouveau coup dur, deux ans après celle subie au Mondial-2014 au même stade de la compétition, contre l'Argentine. Dans les deux cas, les Diables rouges se sont vu trop beaux.

"On devait aller en finale, on ne pouvait pas perdre aujourd'hui", a pesté le défenseur Thomas Meunier.

Ce nouveau coup d'arrêt pourrait peut-être précipiter le destin de Marc Wilmots à la tête des Diables Rouges depuis 2012: "Laissez-moi le temps de réfléchir, je ne prends pas de décision à chaud", a-t-il lâché juste après la défaite.

- Sang froid -

La qualification galloise est certes une surprise, mais pas dans les mêmes proportions que le serait celle de l'Islande.

Car outre une ossature marquée par la Premier League anglaise, le pays de Galles compte dans ses rangs une star de classe mondiale en la personne de Bale. Il est capable de faire basculer un match à lui seul (il est co-meilleur buteur de l'Euro avec 3 réalisations dont deux coups francs directs) ou de laisser le champ libre à ses coéquipiers en mobilisant les défenses adverses.

C'est le deuxième cas de figure qui s'est produit vendredi. Sur l'égalisation galloise, le marquage serré de Bale dans la surface belge sur un corner a laissé tout seul le capitaine Ashley Williams, qui a marqué d'une tête (30e).

Les autres buts gallois ont été inscrits par Robson-Kanu, qui a fait preuve d'un sang froid remarquable pour mystifier la défense belge dans la surface (55e), puis par Vokes en fin de match (85).

C'est pourtant la Belgique qui avait ouvert le score sur une frappe somptueuse de pureté de Nainggolan en dehors de la surface (13).

La désillusion est immense pour les supporters belges, qui étaient presque chez eux à Lille, où a eu lieu le match: plus de 100.000 d'entre eux, dont 12.000 avaient un billet pour la rencontre, avaient traversé la frontière toute proche pour cette soirée.

Le Portugal était devenu jeudi la première équipe qualifiée pour les demies en éliminant la Pologne aux tirs au but (1-1, 5 tab à 3).

- Buffon contre Neuer -

Allemagne - Italie samedi, c'est le choc au sommet de cet Euro dès les quarts: huit coupes du monde à eux deux, trois titres à l'Euro côté allemand et un côté italien.

"Le vainqueur pourrait très bien gagner cet Euro", a prophétisé le sélectionneur allemand Joachim Löw qui, il y a deux ans, a permis à sa sélection de remporter le Mondial au Brésil.

Jamais l'Allemagne n'a battu l'Italie dans un tournoi majeur. Et il y a quatre ans, la Nazionale avait éliminé la Mannschaft en demi-finale de l'Euro-2012.

"Pourquoi devrais-je être traumatisé par l'Italie ?", s'est emporté l'Allemand Toni Kroos, interrogé sur l'invincibilité italienne qui dure depuis huit matches.

Les Italiens, dont les principaux atouts sont une défense de fer et le génie tactique du sélectionneur Antonio Conte, ont sorti l'Espagne double championne en titre au tour précédent.

"Par le biais du travail, d'une organisation claire, de 23 joueurs merveilleux qui se sacrifient et s'entraident, nous surmontons des obstacles que nous n'aurions pas pu surmonter. Demain (samedi), il faudra faire quelque chose de super-extraordinaire", a prévenu Conte.

Ses principaux problèmes sont l'absence certaine de Thiago Motta, suspendu, et celle, possible de Daniele De Rossi, incertain... à moins qu'il s'agisse simplement d'un poker menteur. "L'état de De Rossi n'est ni trop mauvais ni trop bon", a louvoyé Conte.

Si ce match fait saliver tous les amoureux du football, le duel à distance Manuel Neuer-Gianluigi Buffon est un délice sans égal pour amateurs de gardiens de buts: dans un genre et à un âge différents (30 et 38 ans), ils incarnent tous deux la perfection à leur poste.

bur-pr/cto