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01/07/2016 07:39 EDT | Actualisé 02/07/2017 01:12 EDT

Comment les candidats conservateurs voient le Brexit

Les ministres de l'Intérieur Theresa May et de la Justice Michael Gove sont les deux favoris pour succéder au Premier ministre démissionnaire David Cameron. Voici leurs positions respectives sur la façon dont ils envisagent le Brexit:

- Le Brexit: pour quand ?

Theresa May, qui a fait le service minimum pour le maintien dans l'UE pendant la campagne du référendum, a déclaré que l'article 50 "ne devait pas être invoqué avant la fin de l'année", ajoutant qu'"il ne devrait pas y avoir de décision d'appliquer l'article 50 tant que la stratégie de négociation britannique n'était pas claire et précise".

Michael Gove, l'un des leaders de la campagne pro Brexit, est également de cet avis: "Je ne pense pas que ce soit pour cette année (...) Nous devons avoir des discussions d'abord. Et quand nous serons prêts, nous nous lancerons", a-t-il dit.

-Immigration

Theresa May dit vouloir "agir sur la libre circulation", et "retrouver une forme de contrôle sur le flux de personnes qui arrivent ici", sans plus de détails. Selon elle, impossible de mettre un terme à l'immigration simplement "en appuyant sur un bouton".

Michael Gove souhaite, lui, "mettre un terme à la libre circulation, et introduire un système d'immigration à points comme cela existe déjà en Australie, pour réduire le nombre d'immigrés". Mais il a reconnu que ce nombre ne pourrait pas être réduit à quelques dizaines de milliers "tant que nous ne serons pas sortis de l'UE".

- Marché unique

Theresa May veut négocier "le meilleur accès possible pour le commerce des biens et des services". "Permettre aux entreprises britanniques de faire du commerce de biens et de services avec le marché unique est une priorité", a-t-elle expliqué.

Michael Gove s'est dit "partisan convaincu du marché libre, du libre échange et de la libre entreprise" et a dit pendant la campagne que le Royaume Uni sortirait du marché unique.

- Elections législatives

Le nouveau Premier ministre du pays n'aura pas besoin de convoquer des élections législatives pour être confirmé à son poste. Ni Gove ni May ne tiennent à en organiser avant l'échéance officielle prévue en 2020.

Theresa May a également exclu l'organisation d'un deuxième référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE.

- Des candidats ennuyeux ?

Les deux candidats ont surjoué leur sérieux et leur sobriété, au risque de devenir ennuyeux, cherchant à rassurer un pays encore sous le choc du vote du 23 juin et en pleine incertitude.

Alors qu'il s'adressait à des journalistes en chemise-cravate, Gove a déclaré: "Je n'ai pas de charisme et on ne peut pas dire que quelqu'un m'ait jamais trouvé glamour" .

Quant à Theresa May, tailleur tartan foncé, elle a avoué ne pas être une "femme politique qui fait le show". "Je ne fais pas la tournée des plateaux de télévision. Je n'ai pas de potins à partager pendant le déjeuner. Je ne vais pas boire des verres dans les bars du Parlement. Et je ne porte pas mes sentiments en bandoulière. Je fais juste mon boulot".

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