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01/07/2016 00:20 EDT | Actualisé 01/07/2017 01:12 EDT

Bangladesh: un bénévole d'un temple tué à coups de machette

Un bénévole d'un temple hindou a été tué à coups de machette vendredi dans l'ouest du Bangladesh, a annoncé la police, le dernier d'une série de meurtres de membres de minorités religieuses attribués à des extrémistes islamistes.

Shyamananda Das, qui aidait à l'animation des prières d'un temple du district de Jhenaidah, a été tué par trois hommes à moto alors qu'il marchait sur une route proche du temple tôt dans la matinée.

"Ils l'ont tué de trois coups de machette au cou et il portait la marque d'un coup de couteau sur la tête", a déclaré l'adjoint du chef de la police du district, Gopinath Kanjilal à l'AFP.

"Il est mort après avoir été transporté à l'hôpital", a précisé l'adjoint.

Selon le policier, Das était un "prêtre" du temple mais un responsable de la police locale, Hasan Hafizur Rahman, a indiqué que l'homme de 50 ans "était un bénévole du temple qui aidait à la conduite des prières" qui était arrivé la veille.

"Il a été attaqué alors qu'il marchait à l'extérieur pour ramasser des fleurs en vue des prières", a-t-il ajouté.

Aucune revendication n'a été annoncée, selon la police, mais le mode opératoire de ce meurtre est similaire aux autres assassinats de membres de minorités religieuses probablement perpétrés par des islamistes locaux.

Un prêtre hindou de 70 ans avait déjà été tué à coups de machette le mois dernier dans une rizière près de chez lui, dans le même district du Bangladesh.

Un sympathisant de la branche estudiantine du principal parti islamiste Jamaat-e-Islami, a été arrêté et a avoué être impliqué dans ce meurtre, a révélé Kanjilal, l'adjoint du chef de police du district.

Quelques heures avant le meurtre du bénévole hindou, deux autres étudiants proches du Jamaat ont été tués dans une fusillade avec la police à quelques kilomètres du temple hindou, ont indiqué des responsables policiers à l'AFP.

"Il s'agit de deux responsables locaux de l'Islami Chhatra Shibir soupçonnés du meurtre du prêtre hindou le mois dernier", a dit Rahman.

Le Bangladesh est frappé par une vague de meurtres de défenseurs de la laïcité, d'intellectuels et de membres de minorités religieuses qui a fait plus de 50 morts en trois ans. Plus d'une dizaine de personnes ont été tuées à coups de machette depuis avril.

Le gouvernement de Sheikh Hasina impute ces assassinats à des islamistes bangladais, niant toute présence au Bangladesh de l'organisation Etat islamique et d'une branche d'Al-Qaïda dans le sud de l'Asie.

La police a lancé en juin un vaste coup de filet, arrêtant 11.000 personnes, dont seulement 200 islamistes radicaux. L'opposition et certaines ONG de défense des droits de l'homme ont dénoncé cette opération, y voyant un moyen de faire taire toute voix discordante.

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