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30/06/2016 10:53 EDT | Actualisé 01/07/2017 01:12 EDT

Scrutin syndical dans la construction: les 3e et 4e changent de rang

MONTRÉAL — Le rebrassage des cartes syndicales dans l'industrie de la construction a réservé peu de surprises, cette année, à part le fait que les troisième et quatrième syndicats en importance se sont échangé leur rang.

La Commission de la construction du Québec a en effet dévoilé, jeudi, les résultats préliminaires du scrutin syndical qui s'est tenu du 1er au 20 juin. Ce scrutin ne se déroule maintenant qu'une fois tous les quatre ans. Plus de 175 000 ouvriers pouvaient voter dans l'ensemble du Québec.

À l'issue du vote, la plus importante organisation syndicale de l'industrie demeure la FTQ-Construction, qui représente 43,9 pour cent des ouvriers. Sa représentativité est restée stable.

Elle est suivie du Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International) qui est passé de 24,4 pour cent en 2012 à 23,6 pour cent cette année.

La CSD-Construction et le Syndicat québécois de la construction ont échangé leur rang. Ainsi, la CSD-Construction voit sa représentativité baisser de 12,7 à 10,4 pour cent, alors que le SQC, grand gagnant de ce maraudage entre syndicats, voit la sienne croître de 10,4 à 16 pour cent.

La plus petite des cinq organisations syndicales, la CSN-Construction, voit aussi sa représentativité baisser, passant de 8,5 pour cent à 6,1 pour cent.

La représentativité des syndicats dans la construction est importante, parce qu'elle détermine leur poids relatif au moment de ratifier les conventions collectives dans l'industrie, rappelle la Commission de la construction.

En vertu de ce scrutin, seuls ceux qui désirent changer d'allégeance syndicale exercent leur droit de vote, et ce, par la poste. Ceux qui ne votent pas gardent la même allégeance syndicale.

La Commission de la construction précise dans ce contexte qu'elle a reçu 32 629 bulletins de vote.

La présidente-directrice générale de la CCQ, Diane Lemieux, s'est dite satisfaite du déroulement. «Jusqu'à présent, le processus a bien fonctionné. L'objectif est qu'il permette à la main-d'oeuvre de la construction de faire ses choix de façon libre et ordonnée», a rappelé Mme Lemieux, elle-même une ancienne ministre du Travail.