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30/06/2016 13:59 EDT | Actualisé 01/07/2017 01:12 EDT

Pas d'entente sur le bois d'oeuvre, mais une percée pour le Québec

Malgré la bonne entente qui régnait mercredi entre le premier ministre Justin Trudeau et le président américain Barack Obama, un dossier n'est toujours pas réglé entre le Canada et les États-Unis. Après des mois de négociations, les deux pays ne sont toujours pas parvenus à une entente sur la question du commerce du bois d'oeuvre. Mais les négociations avancent, ce qui donne espoir aux gouvernements du Québec et de la Colombie-Britannique.

Un texte de Raphaël Bouvier-Auclair

Ni dans les point de presse des dirigeants, ni dans le discours du président Obama, la question n'a été abordée.

Pourtant, le dossier du bois d'œuvre a été évoquée derrière des portes closes, pendant la rencontre bilatérale entre le premier ministre Trudeau et le président Obama.

En soirée, une déclaration conjointe a été publiée. Les négociations pour en arriver à une entente avancent. Ottawa et Washington ont aussi offert quelques détails sur les mesures qui pourraient encadrer un éventuel accord.

Cette possible exclusion de certaines régions fait particulièrement plaisir à l'industrie québécoise et au gouvernement provincial.

Québec demande d'être exclu d'éventuels quotas d'importation de bois canadien aux États-Unis.

Depuis 2013, un nouveau régime forestier est entré en vigueur dans la province. Le gouvernement Couillard affirme que les entreprises québécoises ne sont pas avantagées par rapport aux compagnies américaines. C'est pourquoi Québec demande le libre-échange pour ses exportations de bois au sud de la frontière.

De son côté, le gouvernement de la Colombie-Britannique, autre province où l'industrie forestière est très importante, salue les efforts du fédéral pour parvenir à une entente.

Encore loin d'un accord

« Les États-Unis et le Canada ont accompli d'importants progrès dans les négociations, mais d'importants écarts subsistent en ce qui concerne les modalités des principaux éléments », peut-on lire dans la déclaration commune des bureaux de Justin Trudeau et de Barack Obama.

Donc, malgré les points positifs salués notamment par Québec, une entente formelle semble toujours loin. La déclaration commune de Washington et d'Ottawa note que le but est d'arriver à un accord d'ici le 12 octobre.

Selon le député néo-démocrate Guy Caron, il y a urgence d'agir, puisqu'en novembre, les élections présidentielles pourraient changer le paysage politique aux États-Unis.

Carl Grenier, ancien vice-président exécutif du Conseil du libre-échange pour le bois-d'oeuvre, ne croit pas qu'un accord puisse être conclu avant la tenue de l'élection américaine. Il estime aussi qu'une entente qui donnerait plus de possibilité d'exportation à certains territoires canadiens pourrait être problématique.

La dernière entente entre le Canada et les États-Unis au sujet du commerce du bois d'oeuvre avait été signée en 2006. Elle imposait soit un quota, soit des tarifs, ou encore une formule comprenant les deux.

Cette entente est venue à échéance en octobre dernier. Depuis, ce sont les règles du libre marché qui s'appliquent, et ce, jusqu'en octobre prochain.