NOUVELLES
30/06/2016 06:08 EDT | Actualisé 01/07/2017 01:12 EDT

Migrants: le naufrage d'avril 2015 aurait fait 500 morts au lieu de 800

ROME — Le naufrage d'un navire de passeurs dans la Méditerranée en avril 2015 aurait fait quelque 500 morts et non 800 comme on le craint depuis le début, ont révélé jeudi les autorités italiennes.

Les survivants de la catastrophe du 18 avril 2015 avaient raconté aux enquêteurs que le navire de pêche transportait entre 700 et 800 personnes. La vaste majorité des migrants avaient été enfermés dans la cale et seulement 28 personnes avaient survécu.

L'épave a toutefois été remontée à la surface plus tôt cette semaine, et les responsables ont abaissé le bilan quand ils ont constaté la taille du navire.

Les plongeurs avaient déjà récupéré 169 corps et une dizaine d'autres ont été trouvés pendant l'opération.

Le contre-amiral italien Pietro Covino a dit qu'il y a «au moins 300» corps dans la cale, ce qui porte le bilan total à environ 500 quand on tient compte des 180 victimes déjà trouvées.

M. Covino a souligné que les experts légistes n'ont pas encore eu l'occasion de monter à bord du navire pour compter le nombre de corps ou pour commencer à les identifier, ce qui devrait se produire au cours des prochains jours.

La marine italienne a expliqué plus tôt cette semaine avoir récupéré l'épave par environ 370 mètres de fond. L'épave a été placée à bord d'une structure réfrigérée pour le transport vers un port sicilien. La marine italienne avait entrepris de renflouer l'épave ce printemps. L'épave a été récupérée à l'aide d'un appareil robotisé spécialisé.

Par ailleurs, la police danoise a annoncé avoir saisi les biens de migrants pour la première fois depuis l'entrée en vigueur d'une loi controversée il y a cinq mois. Un porte-parole a expliqué que deux hommes et trois femmes ont été arrêtés mardi à l'aéroport de Copenhague pour avoir tenté d'utiliser de faux passeports. Ils avaient aussi avec eux des devises qui totalisaient près de 20 000 $ US, mais la police a saisi l'équivalent de 12 000 $ US.

La loi autorise les saisies pour couvrir les frais d'hébergement des migrants pendant que leurs demandes d'asile sont étudiées. Ses détracteurs y voient plutôt une mesure humiliante et inhumaine.