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29/06/2016 20:45 EDT | Actualisé 30/06/2017 01:12 EDT

JMJ: l'Internationale des jeunes catholiques tourne déjà à plein régime

Animés par leur foi et l'espoir d'un moment de partage hors du commun, des bénévoles venus du monde entier préparent à Cracovie le grand rendez-vous des jeunes catholiques avec le pape François, fin juillet.

"Une expérience extraordinaire" à revivre après celle des JMJ de Rio en 2013, l'envie de ne pas se sentir "le seul catho de la classe", ou tout simplement la recherche "de quelque chose d'autre": ils communiquent facilement leurs émotions et leurs motivations.

Un drapeau des Journées Mondiales de la Jeunesse flotte sur un bâtiment historique proche du château royal de Wawel. La maison vibre comme une ruche. Une soixantaine de jeunes, toute une internationale, tapent sur les claviers de leurs ordinateurs ou tournent des clips vidéo pour présenter par exemple le "sac à dos du pèlerin".

Hugues Barthélemy a 34 ans. Originaire du Var, études de droit, neuf ans de travail comme assistant d'un député européen français. L'expérience des JMJ de Paris, de Rome et de Madrid lui donne envie de s'engager.

"Je viens d'une famille de tradition catholique. En France, on se sent souvent le seul catho de la classe. Et là, tout d'un coup, nous étions un million", explique-t-il.

Il arrive à Cracovie en octobre. Il commence par la traduction, passe à la rédaction de textes d'information, puis à des plateaux de télévision.

- Trois Samoans -

Fabiola Goulard-Huguenin, Brésilienne, s'est rendue aux dernières JMJ pour se rapprocher de Dieu et elle y a trouvé l'homme de sa vie. "Nous étions volontaires à Rio, une expérience extraordinaire. Nous nous sommes dit : pourquoi ne pas consacrer à l'Eglise nos premiers moments de couple marié et une nouvelle fois aux JMJ!"

Nunzio Fumo, un Napolitain de 21 ans, est venu à Cracovie pour échapper à l'ennui du magasin de banlieue où il vendait "du pain et des pâtes".

"Je cherchais quelque chose d'autre", dit-il. Et comme il était déjà actif au sein de sa paroisse et apprenait tout seul le polonais sur le web... "Les personnes que je rencontre ici représentent une telle richesse, une telle diversité", s'émeut-il.

La diversité est bien incarnée par une fratrie de trois Samoans, les Leung-Wai. Martin, Fatima, et Ann Margaret sont venus de Nouvelle-Zélande via le Mexique et la France. Rédacteurs et présentateurs de textes et de vidéos en anglais, ces anciens maristes laïcs animent aussi avec brio les soirées chantantes des volontaires.

C'est Fatima qui les a entraînés dans l'aventure. Ingénieur électronicien, elle travaillait dans l'industrie du gaz et du pétrole, quand elle a décidé de changer de vie.

"Si vous me demandez pourquoi, la réponse est simple: Jésus", assène-t-elle d'emblée. "Dieu nous a lancés dans l'aventure."

Le bruit de la ruche baisse soudain. C'est l'heure du chapelet à la Miséricorde divine (thème de l'Année Sainte proclamée par François) récité à quinze heures, chaque jour dans une langue différente. Aujourd'hui, c'est Nunzio qui conduit la prière, en italien.

A partir du mardi 26 juillet, Cracovie s'attend à accueillir plus d'un million de jeunes. Après quelques jours dans la ville de Jean Paul II, ils iront au Camp de la Miséricorde, à une douzaine de km de distance, pour une veillée à ciel ouvert avec le pape et la messe finale, le dimanche 31 juillet.

via/dar