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30/06/2016 06:33 EDT | Actualisé 01/07/2017 01:12 EDT

Euro-2016: A Bordeaux, les déchets s'entassent, les touristes se lassent

"C'est dégueulasse, et ça pue!" A Bordeaux, dans le sud-ouest de la France, un front uni de commerçants, touristes-supporteurs et riverains s'exaspère d'une grève des éboueurs, qui "salit l'image" de la ville hôte de l'Euro-2016 de football.

Cette ville, visitée par six millions de touristes par an et classée au patrimoine mondial par l'Unesco, croule sous les déchets depuis que les éboueurs ont cessé le travail, il y a 11 jours, pour des revendications sur leurs conditions de travail et leurs salaires.

Paris, Marseille (sud) ou Saint-Etienne (centre-est), également villes-hôtes de la compétition sportive, ont connu des conflits similaires et leurs lots de poubelles qui s'accumulent, mais la situation y est revenue à la normale.

A Bordeaux, au coeur d'une des plus célèbres régions viticoles de France, la situation s'éternise avec toujours 60% de grévistes chez les éboueurs. Et avec la chaleur, "les mouches sont à la fête", ironise un cycliste dans le centre historique.

Dans certaines rues, "plus moyen de prendre des photos", se lamente Emma, une étudiante britannique venue de Londres. Un antiquaire du centre-ville déplore, lui, "l'affreux spectacle d'immondices".

Le maire Alain Juppé, ancien Premier ministre et candidat à la primaire de la droite pour la présidentielle de 2017, s'est engagé mercredi soir à "débloquer rapidement des moyens de ramassage de déchets". Et ce, pour parer aux "risques sanitaires de prolifération de nuisibles"... comme les rats déjà visibles dans certains quartiers.

Ces moyens seront aussi déployés "aux abords de la fan zone et du stade", a précisé la mairie, trois jours avant le quart de finale qui opposera, samedi soir, l'Allemagne à l'Italie, dernier match de l'Euro-2016 organisé en territoire bordelais.

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