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30/06/2016 12:58 EDT | Actualisé 01/07/2017 01:12 EDT

Des p'tits cochons plutôt redondants

Avec un scénario surligné, simpliste et redondant et un ton identique au premier film, Les 3 p'tits cochons 2, la suite du premier volet paru en 2006, n'a rien pour écrire à sa mère, ni à ses frères.

Un texte de Louise Rousseau

Neuf ans après la sortie des 3 p'tits cochons, qui a récolté plus de 4,5 millions de dollars au box-office québécois en 2006 en plus de faire 80 000 entrées en France, l'action reprend pour les trois frères, incarnés par Guillaume Lemay-Thivierge, Paul Doucet et Patrice Robitaille (qui prend la relève de Claude Legault).

Toujours aussi préoccupés par leur triste libido, les frangins, qui n'ont aucune ressemblance physique, ont en commun une éducation sentimentale ratée.

Le cadet, interprété par Guillaume Lemay-Thivierge, est sans le sou et sans compagne. Il succombe aux charmes de sa belle-sœur, cocufiée par son riche mari, l'aîné de la fratrie, en l'occurrence Paul Doucet, un homme d'affaires à voile et à vapeur.

Quant à Patrice Robitaille, sa femme aimante ne l'inspire plus beaucoup. Une chute brutale vient cependant compliquer les choses.

Dans ce vaudeville, proche parent de la série C.A. et du film Le Mirage, on retrouve les mêmes questionnements primaires sur la virilité, le désir et les fantasmes.

(Source : YouTube/LesFilms Christal)

Le ton reste cependant le même : bon enfant et un peu grivois. Signe des temps, les filles ont plus d'espace et d'audace. Et comme on est en 2016, il est aussi question d'ambiguïté sexuelle et de la difficulté de faire son coming out.

Fait à noter, Patrick Huard, qui a réalisé le premier volet, passe cette fois-ci la main à Jean-François Pouliot, le réalisateur du film La grande séduction.

Le film est destiné au public de plus de 13 ans, en raison de quelques scènes coquines.