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30/06/2016 05:05 EDT | Actualisé 01/07/2017 01:12 EDT

Brexit: la semaine d'après

Les temps forts d'une semaine qui a ébranlé le Royaume-Uni et l'Europe, après le séisme du Brexit.

- Victoire du 'Leave' -

Jeudi 23 juin: les Britanniques votent à 51,9% pour sortir de l'Union européenne à l'issue d'une campagne marquée par les discours anti-immigrants du camp du Brexit et le meurtre de Jo Cox, députée travailliste pro-UE. Le Royaume-Uni devient le premier pays à sortir de l'UE.

- Les Bourses dévissent -

Vendredi, le résultat prend par surprise les marchés financiers, qui dévissent. A Tokyo, le Nikkei s'effondre de 7,92%, Paris cède 8,04% et Francfort 6,82%. Londres perd 3,15%, limitant la casse, mais la livre sterling tombe à des niveaux inédits depuis 1985. Wall Street chute mais résiste à la panique. Le Dow Jones perd 3,39% et le Nasdaq 4,12%.

Depuis mardi, après deux séances éprouvantes, les bourses européennes ont repris du terrain. Mercredi, la Bourse de Londres a effacé les pertes subies après la victoire du Brexit.

- Cameron annonce sa démission -

Le Premier ministre David Cameron, qui avait défendu le "remain" (rester), annonce dès vendredi sa prochaine démission : "les Britanniques ont pris une décision claire (...) et je pense que le pays a besoin d'un nouveau leader pour prendre cette direction".

Le leader du camp du Brexit, Boris Johnson, ancien maire de Londres, apparaît alors comme le favori pour lui succéder.

- La gueule de bois des Anglais -

"L'UE est finie, l'UE est morte". Si Nigel Farage, le leader du parti anti-immigration Ukip jubile, les partisans du "remain" connaissent un réveil amer. "C'est un putain de désastre !" se désole un employé de la City. "C'est vraiment flippant pour l'avenir. Et ça concerne aussi la manière dont nous sommes vus par le reste du monde", regrette une londonienne.

Une pétition, réclamant l'organisation d'un deuxième référendum, dépassait jeudi les 4 millions de signataires.

La campagne pour le Brexit a réveillé certains comportements xénophobes. "Quittez l'UE, plus de vermine polonaise" proclament ainsi samedi, des tracts anonymes à Huntingdon (centre de l'Angleterre). Des incidents condamnés par David Cameron.

- Euro-2016: le second Brexit -

Lundi, l'Angleterre connaît l'humiliation en étant sortie de l'Europe pour la deuxième fois en quatre jours, battue par la minuscule et surprenante Islande (2-1), à Nice, en huitièmes de finale de l'Euro-2016. L'un des fiascos les plus retentissants du football européen.

- Vote de défiance contre Corbyn -

Mardi, les députés travaillistes votent, par 172 voix contre 40, une motion de défiance contre leur leader, Jeremy Corbyn, à qui ils reprochent d'avoir mollement défendu le maintien dans l'UE. Les deux tiers de son "cabinet fantôme" ont démissionné pour la même raison.

Mais le vote des députés n'est pas contraignant, à moins d'être validé par l'ensemble des membres du Labour, auprès desquels Corbyn reste populaire. "Pour l'amour du ciel, partez !", lance mercredi David Cameron au chef de l'opposition.

- Le dernier sommet de Cameron -

Dans la soirée du 28 juin, David Cameron vit son dernier dîner européen. Dans la courtoisie, car l'humilier "aurait été humilier le peuple britannique", selon le président français François Hollande. Mais dans une grande solitude.

Ce sera sans lui que les 27 se réunissent le lendemain. Ils acceptent de donner un peu de temps au Royaume-Uni pour déclencher formellement la procédure de divorce, mais n'accepteront pas d'attendre "des mois".

- L'Ecosse veut rester dans l'UE -

"Déterminée" à défendre la place de l'Ecosse dans l'Union européenne malgré le Brexit, la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon se rend le 29 juin à Bruxelles pour plaider sa cause auprès de l'exécutif et du Parlement européens, avec l'indépendance en ligne de mire. Elle se dit "encouragée" par ses entretiens en reconnaissant qu'il n'y aura "pas de voie facile".

Les Ecossais ont voté à 62% pour le maintien du Royaume-Uni dans l'UE.

- Boris Johnson renonce -

A la surprise générale, Boris Johnson renonce jeudi à se présenter à la succession de David Cameron. Cinq candidats sont en lice, dont la ministre de l'Intérieur Theresa May, qui a milité pour le "remain", tout en évitant de se mettre en première ligne, et son collègue de la Justice Michael Gove, pro-Brexit.

Les députés tories ont désormais trois semaines pour dégager deux finalistes qui seront départagés par le vote des 150.000 membres du parti durant l'été. Le nom du vainqueur sera connu le 9 septembre.

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