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30/06/2016 06:57 EDT | Actualisé 01/07/2017 01:12 EDT

Attentat d'Istanbul: détenu en Turquie, le fils d'un Tunisien tué sera rapatrié

Un jeune Tunisien incarcéré en Turquie après un séjour en Syrie et dont le père a été tué mardi dans l'attentat d'Istanbul a été autorisé par Ankara à regagner son pays, a affirmé jeudi à l'AFP un haut responsable tunisien.

"La Turquie a accepté (qu'il soit remis à la Tunisie). Il va revenir, si ce n'est demain (vendredi), dans les jours à venir", a dit le directeur général des Affaires consulaires au ministère des Affaires étrangères, Fayçal Ben Mustapha.

La mort de son père dans le triple attentat suicide à l'aéroport Atatürk d'Istanbul a bouleversé de nombreux Tunisiens, choqués par cette tragédie familiale.

Depuis deux mois, Fathi Bayoudh, chef du service pédiatrique de l'hôpital militaire de Tunis, effectuait "de fréquents allers-retours" entre la Tunisie et la Turquie pour tenter de ramener son fils au pays, a indiqué une source ministérielle à l'AFP, selon laquelle il était sur le point d'aboutir.

D'après des médias tunisiens, le jeune homme avait un temps rejoint le groupe extrémiste Etat islamique (EI) en Syrie. Convaincu par son père de quitter ce pays, il avait été arrêté après son entrée en territoire turc.

Mercredi, M. Ben Mustapha avait confirmé à l'AFP qu'il s'était bien rendu "en Irak puis en Syrie" et qu'il se trouvait actuellement "en détention en Turquie".

Mais "on ne sait pas précisément ce qu'il a fait" dans ces deux pays où l'EI contrôle des pans entiers de territoire, avait-il ajouté. Jeudi, ce haut responsable a précisé que des "informations contradictoires" circulaient à son sujet, sans pouvoir en dire davantage.

Contacté pour savoir si le jeune homme allait être détenu à son arrivée en Tunisie, le ministère de l'Intérieur n'a pas souhaité réagir pour le moment.

La dépouille de son père est elle arrivée dans l'après-midi à Tunis où elle a été accueillie par une cérémonie militaire, avant des funérailles prévues vendredi dans le centre-est du pays.

Le bilan de l'attentat d'Istanbul s'est alourdi jeudi à 43 morts, dont 19 de nationalités étrangères, selon les autorités turques. En l'absence de revendication, Ankara soupçonne l'EI d'être derrière ces attaques.

Elle-même frappée par des attentats sanglants depuis l'an dernier, la Tunisie compte des milliers de ressortissants au sein d'organisations jihadistes en Syrie, en Irak et en Libye.

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