Kering condamné à verser 13 millions de dollars au styliste Hedi Slimane

French designer Hedi Slimane appears at the end of  his Spring/Summer 2013 women's ready-to-wear fashion show for French fashion house Saint Laurent Paris during Paris fashion week October 1, 2012.     REUTERS/Gonzalo Fuentes (FRANCE  - Tags: FASHION)
French designer Hedi Slimane appears at the end of his Spring/Summer 2013 women's ready-to-wear fashion show for French fashion house Saint Laurent Paris during Paris fashion week October 1, 2012. REUTERS/Gonzalo Fuentes (FRANCE - Tags: FASHION)

Le tribunal de commerce de Paris a condamné le groupe Kering à payer 13 millions de dollars à Hedi Slimane, ex-directeur artistique de sa marque Yves Saint Laurent, qui réclamait l’application d’une clause de non-concurrence, a indiqué à l’AFP Me Hervé Témime, avocat du styliste.

La maison de prêt-à-porter de luxe Yves Saint Laurent avait annoncé le 1er avril dernier « le départ d’Hedi Slimane de ses fonctions de directeur de la création et de l’image », sans plus de précisions. Son remplacement par le créateur belge Anthony Vaccarello avait été annoncé quelques jours plus tard.

En mai, le styliste avait déposé une assignation en référé à l’encontre de Kering, ce dernier indiquant alors que « la procédure concernait les obligations de non-concurrence d’usage dont la collaboration de Hedi Slimane à la maison Yves Saint Laurent était assortie ».

Le groupe de luxe disait avoir « levé cette clause à l’échéance du contrat, libérant ainsi Hedi Slimane de cette possible contrainte », tout en précisant que le créateur demandait de son côté l’application de cette clause et, de fait, le paiement par Kering des indemnités correspondantes.

Mercredi, le tribunal de commerce a ordonné à Kering le paiement de 13 millions de dollars, a indiqué Me Hervé Temime, qui a déclaré « se réjouir de cette décision qui est parfaitement naturelle, n’ayant pas compris que les dispositions contractuelles ne soient pas strictement respectées ».

Le groupe Kering a annoncé dans un communiqué faire appel de la décision, soulignant que « la procédure n’est pas terminée ».