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24/06/2016 05:50 EDT | Actualisé 24/06/2016 09:55 EDT

Pour Trump, en visite en Ecosse, le Brexit c'est «fantastique»

Jeff J Mitchell via Getty Images
AYR, SCOTLAND - JUNE 24: Presumptive Republican nominee for US president Donald Trump arrives to his Trump Turnberry Resort on June 24, 2016 in Ayr, Scotland. Mr Trump arrived to officially open his golf resort which has undergone an eight month refurbishment as part of an investment thought to be worth in the region of two hundred million pounds. (Photo by Jeff J Mitchell/Getty Images)

Le Brexit, "c'est fantastique", a déclaré vendredi Donald Trump, le candidat républicain à la Maison Blanche, à son arrivée en Ecosse pour la réouverture de l'un de ses parcours de golf.

"Je pense que c'est extraordinaire, je pense que cela va être extraordinaire. C'est fantastique", a-t-il déclaré à la presse après avoir atterri en hélicoptère à Turnberry, sur la côte ouest écossaise, alors que la région, contrairement à l'Angleterre, a voté pour rester dans l'UE.

Avant ce voyage, Donald Trump avait déclaré à la chaîne Fox News pencher pour le Brexit, tout en admettant ne s'être "pas trop intéressé à la question".

C'est le premier déplacement à l'étranger pour le milliardaire new-yorkais depuis qu'il a été investi comme candidat républicain à la Maison Blanche.

A Turnburry, il a été accueilli par des manifestants, tenus à bonne distance. Les militants de deux associations, "Scotland Against Trump" et "Stand Up To Racism Scotland" ont prévu de protester contre la venue du milliardaire, qui a choqué en Europe par des propos sur les musulmans et sur les migrants.

"L'Ecosse est un pays progressiste, tolérant et multiculturel. Nous combattons le sectarisme représenté par Donald Trump. Il n'est pas le bienvenu ici!", a déclaré Keir McKechnie, un responsable de "Stand Up To Racism" à l'AFP.

Donald Trump doit ensuite se rendre à Aberdeen, à l'est, pour visiter un autre de ses clubs, où plusieurs riverains mécontents l'attendent également de pied ferme.

David Milne, 51 ans, y a même hissé un drapeau mexicain sur sa maison en face du parcours, en "signe de solidarité avec tous ceux que Donald Trump a insultés".

L'Écosse, d'où est originaire la mère de M. Trump, a pris ses distances avec le candidat républicain dès décembre, à la suite de sa proposition incendiaire de fermer temporairement les frontières américaines aux musulmans en raison du terrorisme islamiste.

Par certains aspects, son déplacement en Écosse rappellera celui de Barack Obama en Allemagne en juillet 2008, lorsque le sénateur était le candidat probable -mais pas encore investi officiellement- par le parti démocrate.

Mais le regard des deux Américains sur l'Europe est fondamentalement différent. Là où Barack Obama avait loué l'unité de l'Europe devant des dizaines de milliers de personnes, Donald Trump n'est pas tendre avec le Vieux continent.

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