DIVERTISSEMENT
23/06/2016 02:51 EDT | Actualisé 23/06/2016 02:56 EDT

Quoi voir au cinéma dès le 24 juin 2016? (PHOTOS)

PeopleImages.com via Getty Images
Cropped view of freshly popped popcorn

Sortie au cinéma prévue? Découvrez les films à l'affiche cette semaine!

Le Huffington Post Québec et Mediafilm.ca vous présentent les films qui prennent l'affiche cette semaine au Québec:

Galerie photo Films de la semaine Voyez les images

2 nuits jusqu'au matin

Finlande. 2015. 84 min.

Drame sentimental de Mikko Kuparinen avec Marie-Josée Croze, Mikko Nousiainen, Arly Jover, Jonas Braskys, Sakalas Uzdavinys.

En raison d'une réunion qui s'est éternisée, Caroline, architecte parisienne, doit passer la nuit à Vilnius. Au bar de l'hôtel, elle flirte à distance avec Jaako, un DJ finlandais dont la tournée fait escale dans la capitale lituanienne. Ce dernier l'aborde et, de verre en verre, la ramène à sa chambre. Mais Caroline s'endort avant que quoi que ce soit de plus intime ne se passe entre eux. Au matin, elle apprend qu'un nuage volcanique a interrompu la circulation aérienne sur tout le territoire. Jaako l'invite à rester dans sa chambre, puis à passer la journée avec lui. Mais Caroline, attendue à la maison par son amoureuse, change souvent d'humeur et montre les dents pour un rien. Témoin du mode de vie dissipé de Jaako, père célibataire d'une fillette restée à Helsinki, elle le critique vertement. D'attirance en répulsion, le tandem propulsera sa valse jusqu'au lendemain.

La Québécoise Marie-Josée Croze (LES INVASIONS BARBARES) apporte douceur et profondeur à ce pas de deux interculturel et amoureux, pas toujours convaincant mais néanmoins sincère, filmé avec une caméra en apesanteur. Son partenaire Mikko Nousiainen confère un poids supplémentaire à ce tête-à-tête sur l'ambivalence du désir et la difficulté d'assumer ses choix.

Les Bas-fonds

États-Unis. 2016. 86 min.

Thriller de Jaume Collet-Serra avec Blake Lively, Oscar Jaenada, Angelo Josue, Lozano Corzo, Sedona Legge, Brett Cullen.

Surfeuse aguerrie, Nancy se rend sur une plage secrète au Mexique, fréquentée au début des années 1990 par sa mère, morte récemment d'un cancer. Fraternisant avec deux Mexicains qui se filment en train de surfer, la jeune Texane décide de ne pas rentrer avec eux à l'approche du coucher du soleil, pour profiter d'une dernière vague. Or, son attention se porte plutôt vers la carcasse d'une baleine, qui flotte au large. En s'approchant, elle est attaquée par un grand requin blanc, qui lui mord la jambe. Parvenant à lui échapper, elle se réfugie sur un rocher émergeant, à deux cents mètres de la plage. Assiégée et sans moyens d'appeler du secours, Nancy cherche désespérément un moyen de regagner la rive avant que la marée haute n'engloutisse son refuge. En attendant, elle met à profit ses connaissances, acquises durant ses études de médecine inachevées, pour soigner sa profonde blessure.

Si on fait l'impasse sur les images racoleuses, des scènes de surf peu excitantes et un passage frôlant le racisme, ce suspense minimaliste du réalisateur de NON-STOP s'avère très efficace, surtout lors de l'affrontement final. La réussite modeste de ce divertissement estival doit en outre beaucoup à la performance sensible et pleine d'aplomb de Blake Lively.

Cell

États-Unis. 2016. 97 min.

Drame d'horreur de Tod Williams avec John Cusack, Samuel L. Jackson, Isabelle Fuhrman.

Un phénomène électromagnétique mystérieux transforme les utilisateurs de téléphones cellulaires en fous meurtriers.

Le Démon de néon

États-Unis. 2016. 117 min.

Drame d'horreur de Nicolas Winding Refn avec Elle Fanning, Jena Malone, Karl Glusman, Christina Hendricks, Abbey Lee, Bella Heathcote, Keanu Reeves.

Jesse, provinciale de 16 ans, rêve d'une carrière de top-model à Los Angeles, où elle a élu domicile dans un motel. À l'occasion d'une séance de photos dirigée par son petit ami Dean, elle fait la connaissance de Ruby, une maquilleuse. Impressionnée par la beauté pure de Jesse, cette dernière la met en contact avec Roberta Hoffman, une agente redoutable qui lui fait signer un contrat et la met au travail. Rapidement, la fascination que la jeune fille exerce sur les photographes et les créateurs de mode lui procure un travail stable, et met à mort son innocence. Mais son succès provoque la jalousie morbide de ses consoeurs qui, ayant déjà quelques années au compteur, ont perdu un peu de leur éclat et de leur saveur.

Les mirages de la célébrité et le pouvoir de la beauté. Ces thèmes ne sont guère neufs, tout comme la vision nihiliste qu'en présente Nicolas Winding Refn (DRIVE) dans cet exercice de style au croisement de MULLHOLLAND DRIVE et CAT PEOPLE. Au sein d'une distribution dans la retenue, la solide et atypique Jena Malone est la seule à défendre un vrai personnage.

L'État libre de Jones

États-Unis. 2016. 141 min.

Drame biographique de Gary Ross avec Matthew McConaughey, Gugu Mbatha-Raw, Keri Russell, Sean Bridgers, Jacob Lofland, Mahershala Ali.

Envoyé au front dès les premières heures de la Guerre de Sécession au sein de l'armée confédérée, Newton Knight assiste, impuissant, au massacre de ses compagnons d'armes par les soldats de l'armée de l'Union. Horrifié par la mort de son neveu, qu'il n'a pu éviter, Knight déserte afin de ramener le corps à sa mère, dans leur patelin du Mississippi. Un autre problème l'attend. Les fermes des petits paysans, tenues à bout de bras par des épouses et des mères, sont surtaxées par l'armée, pour ne pas dire pillées, au nom du soutien à l'effort de guerre, tandis que les plantations des riches propriétaires sont épargnées. Pour avoir aidé une veuve à tenir tête au percepteur d'impôts et à ses hommes, Knight voit sa tête mise à prix. Forcé de fuir, il rejoint dans les marais un petit groupe d'esclaves en fuite. Avec eux, il forme une milice, à laquelle se joignent de nombreux autres déserteurs. Leur ambition: fonder un État libre, où tous les hommes sont égaux.

La pertinence de raconter cette histoire aujourd'hui n'est pas à démontrer. Mais Gary Ross (SEABISCUIT) aurait pu faire l'effort de mieux mettre en évidence son universalité. Ou de la rendre plus palpitante qu'un livre d'histoire. Car on entend tourner les pages durant le défilement de cette chronique bien construite, qui a la saveur d'une minisérie de qualité.

Heidi

Suisse. 2015. 106 min.

Comédie dramatique de Alain Gsponer avec Anuk Steffen, Bruno Ganz, Katharina Schüttler, Peter Lohmeyer, Isabelle Ottmann.

Sa tante Dete ayant trouvé du travail en Allemagne, Heidi, orpheline sensible et pleine d'entrain, se voit dans l'obligation d'aller vivre dans les Alpes suisses avec son grand-père, misanthrope notoire. Si ce dernier rechigne d'abord à l'accueillir, songeant même à s'en débarrasser, il finit par s'attacher à elle, se laissant gagner par sa candeur. Les mois passent et Heidi coule des jours heureux à l'alpage au contact de la nature et de son ami Peter, le chevrier. Cette quiétude est cependant troublée par le retour de Dete, qui arrache l'orpheline au vieil homme afin de l'amener vivre à Francfort, au sein d'une famille bourgeoise. Si Heidi y trouve une éducation ainsi qu'une nouvelle amie, la paraplégique Clara, tous remarquent que la fillette peine à s'adapter à cet environnement et semble avoir le mal du pays.

Respectueuse des romans de Johanna Spyri, cette adaptation ne gomme toutefois pas le caractère désuet du récit. Cela dit, malgré une intrigue épisodique et prévisible, le message sur le "respect de sa nature profonde" touche sa cible. La réalisation, académique et illustrative, enchaîne les cartes postales, mais l'interprétation est toujours juste.

Independence Day - Résurgence (Independence Day - Resurgence)

États-Unis. 2016. 120 min.

Science-fiction de Roland Emmerich avec Liam Hemsworth, Jeff Goldblum, Maika Monroe, Bill Pullman, Charlotte Gainsbourg, Joey King.

Vingt ans après une première attaque, des extraterrestres, toujours à bord de vaisseaux spatiaux gigantesques, tentent une nouvelle invasion de notre planète.

Ma mère

Italie. 2014. 102 min.

Drame de Nanni Moretti avec Margherita Buy, John Turturro, Giulia Lazzarini, Nanni Moretti, Beatrice Mancini.

Alors qu'elle tourne à Rome un drame socialement engagé, Margherita se rend chaque jour à l'hôpital, où son frère veille à temps complet sur leur mère gravement malade. Perfectionniste et peu encline à déléguer, la cinéaste réussit comme d'habitude à gérer la situation, bien qu'avec une culpabilité croissante. Mais quand elle se retrouve aux prises avec des ennuis domestiques et un acteur américain capricieux, mythomane et incapable d'apprendre ses répliques en italien, Margherita, de plus en plus perturbée par le lent déclin de sa mère, est envahie par des émotions et des souvenirs inattendus. Dépassée par les événements pour la première fois de sa vie, en proie à une crise nerveuse, elle apprend enfin à lâcher prise.

Dans ce drame poignant sur le deuil de la mère, Nanni Moretti formule une réflexion sur la vulnérabilité d'une belle finesse, à l'image du jeu de Margherita Buy. En dépit de certains choix narratifs moins convaincants, l'ensemble emporte l'adhésion, grâce à une bande sonore soignée, empreinte de tendresse, et les répliques désopilantes d'un John Turturro en forme.

Les Moomins sur la Riviera

France. 2014. 84 min.

Film d'animation de Xavier Picard et Hanna Hemila.

Une famille de gentils trolls aux allures de petits hippopotames part en vacances sur la Côte d'Azur. Pris à tort pour des gens riches et célèbres, les touristes, habitués à une vie modeste, sont logés dans un palace.

En exclusivité au Cinéma Le Clap, à Québec

Tickled

Nouvelle-Zélande. 2016. 92 min.

Documentaire de David Farrier et Dylan Reeve.

Alors qu'il enquête sur le phénomène des compétitions de chatouillement entre jeunes hommes sur Internet, le journaliste néo-zélandais David Farrier est menacé de poursuites par une certaine Debbie Kuhn. Porte-parole de l'entreprise de Los Angeles qui finance ces activités, celle-ci lui écrit qu'aucun journaliste homosexuel - ce qui est le cas de David - ne mettra son nez dans les affaires de la compagnie. Un comble, compte tenu du caractère éminemment homoérotique de ces vidéos. Sans se laisser intimider, Farrier part avec son coréalisateur Dylan Reeve pour les États-Unis, à la recherche de témoignages d'anciens participants. Ils entrent en contact avec David Starr, ex-agent de casting qui, il y a plusieurs années, recrutait de jeunes hommes pour le compte d'une certaine Terri DiSisto, qu'il n'a jamais rencontrée. Et à l'instar de Farrier, Starr a été victime de cyberintimidation quand il a refusé de continuer ce travail. Persistant dans leurs recherches, malgré les menaces incessantes de Debbie Kuhn, les cinéastes font d'autres découvertes troublantes.

Ce qui s'annonçait comme une exploration amusée d'une pratique marginale se transforme plutôt en une dénonciation percutante des poursuites-bâillons et de la cyberintimidation. Tour à tour révoltante et pathétique, cette histoire, riche en rebondissements, est filmée de manière dynamique, sur le vif, par les courageux et tenaces coréalisateurs.