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22/06/2016 15:59 EDT | Actualisé 23/06/2016 02:00 EDT

L'art en cadeau avec le nouveau MNBAQ (VIDÉO/PHOTOS)

De la transparence, de la lumière et de vastes salles remplies d’œuvres québécoises des cinquante dernières années. Le pavillon Pierre-Lassonde, dernier ajout du MNBAQ à être inauguré ce vendredi, se veut un écrin pour l’art contemporain autant qu’un cadeau au public et aux artistes d’ici.

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L’objectif derrière le quatrième pavillon du musée est on ne peut plus clair selon le mécène et homme d’affaires Pierre Lassonde. « On voulait laisser à Québec et aux Québécois un écrin, un bijou pour contenir les trésors de nos artistes. »

Les nouveaux espaces – qui permettent à l’institution de doubler ses surfaces d’exposition – sont entièrement consacrés à l’art québécois du dernier demi-siècle. En témoignent une rétrospective d’art contemporain sur cinq salles, dont une pour l’art actuel, une exposition sur les arts décoratifs et le design et une sur l’art inuit.

Plus qu’un édifice muséal, le lieu est une œuvre d’art en raison de la qualité de ses espaces et de la « véritable expérience esthétique » qu’elle procure, indique Line Ouellet, directrice et conservatrice en chef du musée.

Tout, de l’escalier central en colimaçon aux murs de verre qui donnent sur les Plaines et les Laurentides, est au service des œuvres exposées. « Il y a beaucoup de grands musées américains qui ont opté pour une telle approche dès les années 1950 pour l’art américain, et on voulait le faire pour l’art du Québec », explique celle qui travaille pour l’institution depuis 1999.

Un cadeau au public et aux artistes

Au-delà des trois journées de festivités prévues cette fin de semaine, l’agrandissement vise à créer « un milieu de vie, un véritable quartier des arts » autour du musée, selon Line Ouellet. En soi, ajoute-t- elle, le nouveau pavillon permet au MNBAQ de se désenclaver du parc des Champs-de- Bataille en s’ouvrant à la rue et aux artères commerçantes.

Pierre Lassonde, qui préside le CA de l’institution depuis 2005, ne doute pas que le nouveau MNBAQ ait un impact positif global sur la Capitale. « Quand on pense aux grands musées qui ont été ouverts dans les vingt dernières années comme Bilbao, on voit qu’ils ont changé la donne dans les quartiers dans lesquels ils sont situés. »

Même son de cloche Pierre Lapointe, qui voit en la création de ce « temple » une façon de « changer la ville » en même temps que de faire « voir à sa juste valeur la grandeur du travail que les artistes de chez nous font ».

Ce n’est pas pour rien que ce dernier a été choisi comme porte-parole de l’agrandissement. Fasciné par l’art et les musées depuis l’enfance, l’auteur-compositeur-interprète a collaboré avec des artistes en arts visuels à de nombreuses reprises. Déçu du peu d’œuvres actuelles montrées au MNBAQ dans les dernières années, il se réjouit de voir qu’une salle permanente du Lassonde leur est dédiée.

« Ça me fait plaisir de savoir que le public va se familiariser avec leurs œuvres et que ça va justifier tout l’investissement de temps et d’argent qu’on fait en art. »

C’est le cas notamment de l’œuvre synthèse The Flux and the Puddle de David Altmejd que le Musée exposera pour les dix prochaines années dans le pavillon central. Le conservateur en art actuel Bernard Lamarche qualifie cette prise de « coup de génie » qui donnera la chance au public « d’approfondir et d’apprivoiser cette œuvre éminemment complexe beaucoup mieux qu’une exposition temporaire ».

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