NOUVELLES
19/06/2016 10:21 EDT | Actualisé 20/06/2017 01:12 EDT

Euro-2016 - Dernier virage avant les 8e, toujours des tribunes agitées

La France est déjà qualifiée pour les huitièmes de finale de l'Euro mais son match contre la Suisse, dimanche soir, reste important: il déterminera son adversaire du tour suivant dans ce tournoi agité, où un quart des équipes est visé par des procédures disciplinaires à cause de leurs supporters.

A partir de dimanche et jusqu'à mercredi, les 24 équipes de l'Euro vont disputer leur troisième et dernier match du premier tour, avant qu'on bascule vers les huitièmes de finale et la phase d'élimination directe.

Pour le pays organisateur, le choc contre la Suisse à Lille (nord, 19h00 GMT) compte surtout pour le coup d'après. Avec au moins un match nul, la France est sûre de garder la première place du groupe A, ce qui lui permettrait de rencontrer une équipe a priori plus modeste le 26 juin en huitièmes de finale à Lyon (centre-est).

Dans cet Euro à 24 équipes, les deux premiers de chacun des six groupes ainsi que les quatre meilleurs troisièmes sont qualifiés. Une première place pour les Bleus et leur adversaire sera le troisième d'une autre poule.

Les Bleus arrêteront-ils de jouer avec les pulsations cardiaques de leurs supporters? Dimitri Payet, qui débutera sur la banc contre la Suisse, avait marqué le but victorieux à la 89e minute lors du match d'ouverture contre la Roumanie (2-1) et Antoine Griezmann avait débloqué encore plus tard le match face à l'Albanie (2-0, 1er but à la 90e).

A Marseille (sud-est), les supporters des Bleus doivent se rabattre sur un autre endroit que la fan zone pour regarder le match: elle a été fermée pour raisons de sécurité à cause d'un vent trop fort.

- "Réussir ou mourir" -

Dans le groupe A des Français, tout est ouvert pour les trois autres sélections qui peuvent se qualifier pour les huitièmes, étape inédite découlant du nouveau format à 24 équipes.

En même temps que Suisse-France, la Roumanie et l'Albanie se défient à Lyon (21h00). Le sélectionneur de l'Albanie, l'Italien Gianni De Biasi, a révélé à la presse le discours tranchant qu'il tiendrait à ses joueurs: "Réussir ou mourir".

Anghel Iordanescu, son homologue roumain, a également mis la pression sur ses troupes: "C'est l'opportunité de leur vie, afin de satisfaire le pays entier et les supporters".

Une pression d'un autre genre pèse sur l'UEFA, instance de tutelle du tournoi, qui enchaîne les procédures disciplinaires à un rythme de métronome.

Dimanche, des procédures ont été ouvertes contre la Hongrie, la Belgique et le Portugal, pour des incidents plus ou moins graves causés par leurs fans dans les stades.

Au total, six équipes, soit un quart des 24 engagés dans l'Euro-2016, sont concernées par des procédures de discipline pour des écarts divers venus de leur 12e homme dans les tribunes.

L'Union européenne du football avait en effet déjà sanctionné la Russie d'une suspension avec sursis pour les sérieux débordements d'Angleterre-Russie, le week-end du 11 juin à Marseille, et a lancé samedi une procédure contre la Croatie et la Turquie.

- Six jugements lundi -

Dans les procédures ouvertes dimanche, c'est la Hongrie qui risque le plus lourd.

Certains de ses fans ont provoqué des échauffourées avec stadiers et policiers au stade Vélodrome, samedi à Marseille avant le match contre l'Islande (1-1), avant de jeter des fumigènes sur la pelouse au pied des CRS après le coup de sifflet final.

Interpellés samedi soir, six de ces supporters hongrois seront jugés lundi: trois pour violence entre eux et contre les forces de l'ordre et trois pour avoir allumé des fumigènes à l'intérieur du stade.

Côté justice sportive et UEFA, la Hongrie connaîtra sa sanction mardi. Les dates de jugement pour la Belgique (usage de fumigènes et lancers de projectiles) et le Portugal (invasion du terrain) n'ont pas encore été précisées.

Les Portugais ne devraient toutefois pas écoper d'une sanction trop lourde, puisque "l'invasion du terrain" en question a donné lieu à une belle image. L'intrus est en fait un fan transi qui est entré sur la pelouse pour prendre un selfie avec la mégastar Cristiano Ronaldo, après Portugal-Autriche (0-0).

Un autre match à risques se profile dès lundi: Russie - pays de Galles à Toulouse (sud-ouest), placé sous surveillance après les violences des supporters russes à Marseille lors de la journée noire du 11 juin puis, dans une moindre mesure, à Lille mercredi.

"Tous les désordres, c'est du passé", a voulu croire dimanche le sélectionneur Leonid Sloutski. De son côté, l'un de ses attaquants, Fyodor Smolov, n'a pas condamné les violences des supporters russes et a même affirmé qu'ils avaient été la cible de "provocations" des fans anglais à Marseille.

pgr/pr/gf