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18/06/2016 14:31 EDT | Actualisé 19/06/2017 01:12 EDT

WEC/24 Heures du Mans - Le point à minuit: Toyota-Porsche, duel dans la nuit

Toyota et Porsche se sont livré un duel sans merci, pendant le premier tiers des 24 Heures du Mans, prenant la tête au gré de leurs nombreux ravitaillements, et se sont enfoncé dans la nuit sans savoir quelle serait l'issue de ce combat acharné.

Samedi à minuit (22h00 GMT), la Porsche 919 Hybrid de Neel Jani, partie en pole position, était provisoirement en tête devant deux Toyota TS050 Hybrid, la N.6 de Mike Conway et la N.5 de Sébastien Buemi. Et le nombre de ravitaillements s'équilibrait, mais les Toyota donnaient l'impression d'être un peu plus économes en carburant.

La première Audi, celle de Loïc Duval, était alors 4e, à deux tours des leaders, précédant la Rebellion non-hybride du jeune Suisse Mathéo Tuscher, 19 ans, 5e et toujours en quête d'un podium mérité, comme aux Six Heures de Spa début mai.

Quand Kamui Kobayashi a passé le relais à Stéphane Sarrazin, à 21h10, le Français est reparti en tête, car son compère japonais avait réussi à faire 14 tours avec le plein d'essence, au lieu de 13 en moyenne pour les Porsche et les Audi.

La première victime de marque, l'Audi N.7 des triples vainqueurs Tréluyer-Fässler-Lotterer, a perdu six tours, soit près de 20 minutes, à cause d'un changement de turbo qui n'était pas prévu au programme. "On s'est laissé surprendre, mais les gars ont travaillé très vite", a résumé le grand manitou d'Audi Sport, le Dr Wolfgang Ullrich.

Une deuxième bonne nouvelle est arrivée, pour Toyota, quand la Porsche N.1, celle de Mark Webber, a passé une heure dans son stand, notamment pendant la neutralisation de 20 minutes intervenue sur le coup de 23h30, en raison d'une épidémie de voitures dans les bacs à gravier du Circuit des 24 Heures.

- Ford devant Ferrari en GTE-Pro -

Cette 84e édition des 24 Heures n'a vraiment débuté qu'à 15h52, après sept tours au ralenti sur une piste détrempée par une grosse averse juste avant le départ donné par l'acteur américain Brad Pitt. Un départ au ralenti donc, derrière la voiture de sécurité, pour soixante voitures, dont deux sont parties des stands, la Ford GT N.67 et le proto non-hybride de l'écurie ByKolles.

Dès que la course a été lancée pour de bon, sur le coup de 16h00, Toyota est passé à l'attaque, grâce à un Mike Conway déchaîné qui a pris la tête en doublant, entre le 8e et le 10e tours, les deux Porsche parties en première ligne. Puis, au gré des ravitaillements, c'est la Porsche N.1 qui a pris la tête, devant la Toyota N.6 et l'Audi N.8 de Loïc Duval.

"La direction de course a eu raison de laisser le +safety car+ pendant un long moment en début de course, a dit Duval en descendant de sa voiture, vers 18h30. Car, même si la piste était en train de sécher, on avait très peu de visibilité à bord."

Le véritable événement de ce début de course, c'est que le premier pilote quadri-amputé à participer aux 24 Heures du Mans, Frédéric Sausset, a effectué trois relais, le premier en fin d'après-midi, un deuxième en début de soirée, puis un troisième en pleine nuit, avec à la clé des chronos très raisonnables. Pari réussi.

Dans la catégorie GTE-Pro, la bagarre très attendue entre Ford, Ferrari et Porsche, arbitrée par Corvette et Aston Martin, a bien commencé pour les Italiens, grâce à un superbe premier relais de Giancarlo Fisichella, l'ex-pilote de F1.

Puis le héros local, le Manceau Sébastien Bourdais, est monté dans la Ford GT N.68, peu avant 21h00, et a réussi à doubler cette Ferrari N.82, alors pilotée par un autre Italien, Matteo Malucelli. A minuit, la Ford était toujours devant la Ferrari.

dlo-str/sk

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