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18/06/2016 03:04 EDT | Actualisé 19/06/2017 01:12 EDT

WEC/24 Heures du Mans: la Gazette des Hunaudières

Les brèves de la 84e édition des 24 Heures du Mans, samedi matin, avant le départ prévu à 13h00 GMT:

Un tour de piste pour Brad Pitt

Deux heures avant de donner le départ de la 84e édition, l'acteur américain Brad Pitt, en combinaison claire et casque noir, a eu droit à un tour complet du circuit à bord d'un proto Pescarolo de l'école de pilotage du Mans, diffusé en direct, avec caméra embarquée, sur les écrans géants. Son pilote était l'Autrichien Alex Wurz, double vainqueur des 24 Heures et "Commissaire d'Honneur" de cette édition 2016. Il devait donner le départ à un peloton de 60 voitures dont quatre Ford GT officielles engagées par l'écurie américaine de Chip Ganassi, et quatre Chevrolet Corvette, toutes inscrites dans les catégories GTE-Pro et GTE-Am.

. Panis carbure à l'hydrogène

Olivier Panis, le dernier vainqueur français d'un Grand Prix de Formule 1, en 1996 à Monaco, a fait deux tours de circuit, jeudi soir et samedi avant le départ, dans un proto innovant, la Green GT H2, équipée d'un moteur électrique alimenté par de l'hydrogène, via une pile à combustible très puissante. Développé depuis trois ans, en Suisse et dans le sud de la France, sur le circuit Paul Ricard, la Green GT, qui n'émet pas de CO2 mais rejette de la vapeur d'eau, préfigure l'avenir du sport auto que souhaite encourager l'Automobile Club de l'Ouest (ACO), organisateur des 24 Heures depuis 1923. Une version route, qui préfigure un "supercar" qui serait produit en série, a été dessinée par l'Italien Pininfarina et présentée au Mans.

. Ford: parade réussie... et manif ratée Le grand retour de Ford au Mans, 50 ans après le triplé historique de 1966, a été marqué par une parade de 100 voitures de série, dont plusieurs Ford GT et GT40, deux heures avant le départ. La marque à l'ovale bleu a aussi provoqué un non-événement à l'entrée du circuit, car un bus de manifestants de la CGT, qui souhaitaient témoigner de leur inquiétude pour les emplois de l'usine Ford de Blanquefort (Gironde), a été bloqué dans les embouteillages et a raté le rendez-vous très précis fixé par la Préfecture de la Sarthe, pour une manifestation symbolique. "Ford s'était engagé par un accord cadre (signé le 24 mai 2013) avec les pouvoirs publics à maintenir un minimum de 1.000 emplois sur le site FAI (Ford Aquitaine Industries)", a expliqué Philippe Poutou (CGT) à l'AFP, dans un communiqué. "Mais malgré des aides publiques d'un total d'environ 45 millions d'euros pour le maintien de l'activité, sous forme d'exonérations fiscales, d'aides à la formation et à l'investissement, ils ont abandonné cet objectif (...) On est dans un scénario classique de fin d'activité progressive d'autant que la moyenne d'âge chez nous est de 50 ans", conclut la CGT. Coïncidence troublante.

dlo/jcp