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18/06/2016 07:04 EDT | Actualisé 19/06/2017 01:12 EDT

Solitaire du Figaro - Alan Roberts: cap sur le Vendée Globe, via le Figaro

Fort d'un succès dans le prologue, sans enjeu, de la 47e Solitaire du Figaro qui part dimanche de Deauville, le Britannique Alan Roberts figure parmi les favoris et ne cache pas qu'à terme, son but "c'est le Vendée Globe 2020".

"Dans la vie, il faut avoir des objectifs. L'un des miens, c'est d'être au départ du Vendée Globe 2020", affirme Roberts, chef de file du plus fort contingent de concurrents britanniques (8) enregistré dans la grande classique estivale.

"Je suis content de ma performance dans le prologue samedi dernier, déclare-t-il dans un entretien à l'AFP. J'ai le sentiment d'avoir progressé au cours des deux dernières années (34e dans la Solitaire du Figaro 2014, 9e en 2015), en particulier pendant les entraînements organisés à Port-la-Forêt (Finistère) cet hiver".

"Ca m'a permis de naviguer contre les meilleurs Figaristes, poursuit Roberts. Quelques skippers français ont partagé des enseignements avec moi, notamment Nicolas Lunven", qui participe aussi à la course cette année.

"Il est clair que les Français dominent la course au large en solitaire, ajoute le Britannique. Vous avez des pôles d'entraînement qui permettent de progresser au contact des autres skippers, vous avez des sponsors... En Angleterre, il n'y a rien de tel, à part l'Artemis Academy", dont plusieurs coureurs participent à la course cette année.

"Le niveau est très élevé en Figaro et la plupart des skippers sont plus ou moins professionnels", note Roberts, originaire de Southampton (sud de l'Angleterre). "Ca commence à venir en Angleterre mais les Français ont plus d'expérience, ils sont forts physiquement et mentalement".

- "Comme une vie en résumé" -

"Cette année, il y a 6 ou 7 skippers qui peuvent gagner", estime-t-il, citant pêle-mêle, Charlie Dalin, Xavier Macaire, Yoann Richomme et Lunven. "La plus grosse difficulté, dans cette course, c'est l'autogestion. Il faut dormir, se nourrir, rester performant. Plus tu dors, plus tu es en forme et plus tu peux prendre les bonnes décisions. C'est comme une vie en résumé".

"J'ai une formation d'architecte naval, précise Roberts. C'est un avantage car ça m'aide à mieux comprendre certaines situations. L'hydrodynamique, c'est mon sujet préféré. En Figaro, il faut sans arrêt régler le mât, les safrans, etc. C'est très important et il faut jouer avec tout: un petit peu ici, un petit peu là. Aujourd'hui, les skippers sont comme des pilotes de formule 1"

"Mon ambition, petit, quand je faisais du dériveur avec mon club de Hayling Island, c'était de faire la Volvo Ocean Race et le Vendée Globe", explique-t-il.

"Et maintenant, quand je vois un sponsor, je lui dis tout de suite que mon objectif c'est le Vendée Globe 2020, souligne le Britannique. Je veux être sur la ligne de départ. Côté sponsors, j'ai des contacts mais rien de concret pour l'instant. Idéalement, j'aimerais disposer d'un bateau neuf... que je pourrais d'ailleurs dessiner!"

Le fait que Cowes, sur l'île de Wight, soit la première escale de la Solitaire du Figaro 2016 n'est pas pour lui déplaire car il jouera à domicile. "J'ai souvent couru dans ces eaux, observe-t-il, un brin espiègle. Et je n'ai jamais fait moins bien que 5e". A bon entendeur...

heg/sim