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18/06/2016 02:39 EDT | Actualisé 19/06/2017 01:12 EDT

Malte s'inquiète d'un Brexit mais pas pour sa propre économie

Le Premier ministre maltais, Joseph Muscat, s'inquiète des "perturbations" qu'un Brexit entraînerait au sein de l'Union européenne mais pas particulièrement pour son pays, pourtant présenté comme exposé en raison de ses liens étroits avec l'ancienne puissance coloniale.

"Nous pensons que la place naturelle du Royaume-Uni est au sein de l'UE. Evidemment, nous sommes inquiets, en cas de Brexit il y aura des perturbations, toute les économies seront secouées", a expliqué un porte-parole de M. Muscat cette semaine à l'AFP.

"Malte aura sa part de perturbations, mais nous ne nous attendons pas à des perturbations majeures au sein de notre centre financier", a-t-il ajouté en évoquant "quelques pertes" dans les affaires transfrontalières.

Début juin, une analyse de l'agence d'évaluation financière S&P Global ratings avait pourtant placé Malte juste derrière l'Irlande sur la liste des pays les plus exposés si le Royaume-Uni sort de l'UE.

Ce classement était établi à partir d'un "indice de sensibilité au Brexit" basé sur les exportations vers le Royaume-Uni, les investissements directs, les facteurs financiers et les flux migratoires, sans prendre en compte les contre-coups potentiels sur la scène politique, sur les marchés financiers ou le marché des changes.

Mais pour le Premier ministre maltais, le pays pourrait aussi souffrir indirectement, au travers d'une nette baisse d'activité des entreprises britanniques qui "utilisent notre centre financier pour faire des affaires avec le reste de l'Europe".

En mai, M. Muscat s'était cependant montré plus optimiste, en expliquant devant le Parlement que Malte pourrait même tirer profit d'un éventuel Brexit si elle parvenait à attirer avec son régime fiscal "strict mais flexible" des entreprises de services financiers établies à la City qui décideraient de quitter Londres pour un pays de l'EU.

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