NOUVELLES
18/06/2016 02:46 EDT | Actualisé 19/06/2017 01:12 EDT

Euro-2016 - L'Allemagne "finira première de son groupe", promet Löw

Après le nul décevant (0-0) contre la Pologne, l'Allemagne jouera mardi à Paris un match décisif pour son avenir, et la Mannschaft compte bien "gagner contre l'Irlande du Nord, on finira premier du groupe", a promis le sélectionneur Joachim Löw, samedi.

Q: Pourquoi laisser une journée de repos à vos joueurs qui ne figurait pas au programme initialement ?

R: "Cela fait un bon moment que nous sommes ensemble et depuis que nous sommes à Evian, on s'est entraîné tous les jours. Pendant un tournoi, c'est important de décrocher un peu et de bien se reposer. On aura encore deux jours pour se préparer à l'Irlande du nord, dimanche et lundi, donc j'avais programmé dès la semaine dernière de leur donner un jour complet de repos".

Q: Votre équipe manque de vitesse dans ses enchaînements offensifs, le problème peut-il être physique ?

R: "Dans les 30 derniers mètres, c'est vrai que l'on ne s'est presque pas créés d'occasions, cela faisait longtemps que cela ne nous était pas arrivé. On a pas été assez bons dans les courses, dans la conviction et dans la vitesse, on l'a reconnu dès la fin du match. Mais l'équipe me fait une bonne impression physiquement. Je n'ai pas de raisons particulières à vous donner. Ce n'est pas lié à un problème fondamental, mais à ce match en particulier".

Q: Êtes-vous surpris par la sévérité des critiques contre votre équipe, notamment d'anciennes gloires comme Michael Ballack ?

R: "Plus rien ne me surprend. Tout cela est tellement répétitif que ça ne me touche vraiment pas. Ce matin encore je lisais qu'il y aurait un débat sur les leaders dans l'équipe. Ça me fait sourire, parce que c'était déjà comme ça en 2014, et on a été champions du monde et derrière tous ces gens disaient que Basti (Schweinsteiger), Hummels, Boateng, Müller, Neuer étaient des véritables leaders... Là on fait un 0-0, et ce débat ressurgit. Si j'étais un observateur extérieur, je ne me ferais pas de mouron à ce sujet. On a beaucoup de joueurs qui ont des qualités de leader, chacun à leur façon, et ils communiquent très bien".

Q: Les critiques contre la tactique du "faux neuf" peuvent-elles vous faire reconsidérer votre système offensif contre l'Irlande ?

R: "Nos problèmes offensifs n'ont rien à voir avec le fait de jouer avec un vrai neuf ou un faux neuf. Quand on arrivait à centrer dans la surface de réparation, il n'y avait tout simplement pas assez de monde dans le rectangle. Il n'y avait souvent qu'un ou deux joueurs. C'était ça, le problème. Les Polonais ont deux stoppeurs qu'on ne peut de toute façon pratiquement pas battre dans le jeu aérien, c'était aussi le cas contre l'Ukraine et ce sera pareil contre l'Irlande du Nord. Si on compte balancer des balles haute à mi-distance, on va jouer exactement leur jeu. Ce qu'on doit faire, c'est en partant de différentes positions, à mi-distance, dans l'axe, en passant par les côtés, partir vers le but avec beaucoup de vitesse et avec beaucoup de présence devant le but. Il n'y a que comme ça qu'on marquera des buts".

Q: Commencez-vous à regarder le tableau et les adversaires possibles en fonction de votre place finale dans le groupe C ?

R: "Il faut toujours que je me renseigne auprès de mes co-entraîneurs sur le parcours qui nous attend dans telle ou telle hypothèse. Ils savent ça bien mieux que moi, donc je ne m'en préoccupe pas trop. On veut gagner contre l'Irlande du Nord, on va gagner contre l'Irlande du Nord, on finira premiers du groupe, ensuite je crois que le huitième de finale sera à Lille. Je ne connais aucun autre parcours".

Propos recueillis en conférence de presse.

hap/agu