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18/06/2016 14:29 EDT | Actualisé 19/06/2017 01:12 EDT

Euro-2016: à peine à Moscou, Chpryguine veut déjà retourner en France

L'ultranationaliste russe Alexandre Chpryguine, expulsé de France après les violences en marge du match contre l'Angleterre à Marseille, a déclaré "souhaiter" revenir en France avant la fin de l'Euro-2016, samedi en atterrissant à Moscou.

"Je le souhaite", a déclaré le sulfureux président des supporters russes, interrogé sur un éventuel retour dans le pays organisateur du Championnat d'Europe de football, où il a fait l'objet d'un d'arrêté de reconduite à la frontière pour "troubles à l'ordre public", comme 19 autres supporters arrêtés mardi.

"Je prévois de prendre cette décision après être rentré à la maison et avoir vu ma famille", a précisé le leader d'extrême-droite, qui a paradé dans l'aéroport de Cheremetievo en agitant un drapeau russe flanqué d'un ours.

Selon Chpryguine, les vingt supporters russes ont reçu des tampons de sortie de territoire classiques, ce qui leur permettrait de retourner en France. Il a affirmé avoir des billets pour le troisième et dernier match de poule de la Russie, qui jouera sa qualification lundi contre le pays de Galles à Toulouse, un match classé à risques.

Le groupe de 20 avait été conduit dans la matinée d'un centre de rétention à Marseille à l'aéroport de Nice, où il a embarqué dans un vol à destination de Moscou.

La justice française est convaincue que parmi ces 20 Russes se trouvent des hooligans violents et extrêmement préparés, mais le visionnage de plus de 200 heures de vidéos n'a pas permis de les confondre. Ils n'ont donc pas été renvoyés devant un tribunal, contrairement à 3 autres de leurs camarades condamnés jeudi à de la prison ferme et immédiatement incarcérés.

Ces 23 Russes faisaient partie d'un groupe de 43 arrêtés mardi par la police française près de Cannes. Les vingt autres ont été relâchés.

Les 20 expulsés ont nié avoir pris part aux violences de Marseille qui ont fait 35 blessés, quasi-exclusivement britanniques, dont deux dans un état grave, affirmant être victimes de discrimination de la part des autorités françaises.

"Quand les supporters français viendront en 2018 (pour la Coupe du monde organisée en Russie, NDLR), j'espère que personne ne les touchera ou les insultera", a déclaré Vitaly Petrakov, 48 ans, qui soutient le Torpedo Moscou.

Le président russe Vladimir Poutine a condamné vendredi les violences perpétrées par les hooligans en France tout en se demandant, ironique, "comment 200 supporters russes ont pu passer à tabac plusieurs milliers d'Anglais".

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