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17/06/2016 03:57 EDT | Actualisé 18/06/2017 01:12 EDT

WEC/24 Heures du Mans - Bourdais (Ford): "le choix des pneus, un casse-tête chinois"

Le Français Sébastien Bourdais, 35 ans, natif du Mans, va participer aux 24 Heures dans une Ford GT qui partira en pole position de la catégorie GTE-Pro, confronté comme ses rivaux au "casse-tête chinois" du choix des pneus.

Q: Quelle va être la principale difficulté de cette 84e édition ?

R: "Le choix des pneus, surtout si les conditions météo sont changeantes. C'est encore plus évident sur les portions de circuit qui ont été resurfacées récemment, dans les Hunaudières, à cause du risque d'aquaplaning. On a l'impression de rouler sur un miroir, un lac, ça brille, l'eau ne va nulle part. Alors quand on arrive là-dessus, on serre les fesses et on se dit +reste-là+, c'est très désagréable. J'ai aidé l'équipe ici grâce à mon expérience sur la manière d'appréhender la pluie avec nos pneus Michelin, car j'avais beaucoup travaillé là-dessus avec Peugeot. C'est un peu un casse-tête chinois".

Q: Qu'est-ce que ça change de revenir au Mans dans une Ford GT, après avoir raté la victoire dans des protos ?

R: "Ca ne change rien, sauf qu'en proto on se bat devant, à quelques-uns, alors que là en GT il y a plus de monde. Ca reste une voiture de course, mais les repères ne sont pas les mêmes. La course est plus âpre, plus disputée, et toujours serrée. Quand on regarde les écarts, en GTE-Pro, c'est toujours la plus grosse bagarre et ça se finit à coups de secondes, avec plusieurs voitures. On verra le niveau de fiabilité, il faut juste arriver à ne pas avoir trop de pépins. Le Mans maintenant, c'est vraiment un gros sprint de 24 heures, et si on perd du temps à cause d'un drapeau jaune mal placé, ou d'une +slow zone+ (portion au ralenti, suite à un accident, ndlr), il faut aller le rechercher sur la piste..."

Q: Qu'est-ce qui vous incite à continuer à courir aux Etats-Unis, dans une petite équipe d'Indycar ?

R: "Les courses sont spectaculaires, ce n'est jamais gagné, ça reste les autos dans lesquelles je prends le plus de plaisir, sur des circuits qui sont un peu +old school+. Je suis dans une petite écurie mais je peux gagner contre les gros, donc c'est sympa. A Detroit, je me suis retrouvé devant, avec un peu de réussite, et on a montré qu'on avait du rythme. C'était cool".

Propos recueillis par Daniel ORTELLI

dlo/dhe