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17/06/2016 08:03 EDT | Actualisé 18/06/2017 01:12 EDT

Naufrage du ferry sénégalais Joola: la justice française confirme le non-lieu

La cour d'appel de Paris a confirmé mardi le non-lieu sur le naufrage du ferry sénégalais Le Joola, qui avait fait près de 1.900 morts dont 18 Français en septembre 2002, a-t-on appris vendredi auprès d'un avocat de victimes.

En octobre 2014, la justice française avaient rendu une ordonnance de non-lieu, suivant l'avis du parquet à l'été 2011. Les magistrats avaient justifié leur décision par les "dispositions internationales applicables" à ce naufrage qui les empêchaient d'engager des poursuites en France.

Me Etienne Rosenthal, avocat de l'Afv Joola, l'association des familles des victimes françaises, a indiqué qu'il allait faire appel de cette décision.

En cas de nouvel échec, Me Rosenthal se dit prêt à "poursuivre la France devant la Cour européenne des droits de l'Homme", estimant que ce non-lieu "n'a pas de sens sur le plan du droit international".

Le Joola avait chaviré au large de la Gambie le 26 septembre 2002, alors qu'il reliait Ziguinchor (sud du Sénégal) à Dakar. La catastrophe avait fait 1.863 morts et disparus selon le bilan officiel, plus de 2.000 selon les associations de familles de victimes, soit plus que le naufrage du Titanic (1.500 morts). Seules 65 personnes avaient survécu.

Ce jour-là, le navire transportait 1.928 personnes, alors que la capacité d'embarquement était limitée à 536 passagers.

En 2003, la justice sénégalaise avait déjà classé le dossier en concluant à la seule responsabilité du commandant de bord disparu dans le naufrage.

Mais en août 2003, une information judiciaire avait été ouverte en France pour homicides involontaires par violation délibérée des règles de prudence ou de sécurité, blessures involontaires par violation délibérée des règles de prudence ou de sécurité et non-assistance à personne en péril.

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