NOUVELLES
17/06/2016 12:12 EDT | Actualisé 18/06/2017 01:12 EDT

Les Etats-Unis annoncent avoir tué 6 combattants d'Al-Qaïda au Yémen

Les Etats-Unis ont tué six combattants d'Al-Qaïda la semaine dernière dans trois bombardements aériens qui ont frappé la partie centrale du Yémen, a indiqué vendredi le commandement des forces américaines au Moyen-Orient (Centcom).

Le groupe Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) "reste une menace significative pour la région, les Etats-Unis et au delà", a affirmé le Centcom dans son communiqué.

"Nous restons décidés à vaincre Aqpa et à le priver de tout lieu sûr, où qu'il se trouve", ajoutent les militaires américains.

Les Etats-Unis considèrent Aqpa comme la branche la plus dangereuse de la nébuleuse Al-Qaïda.

Depuis 2009, Washington mène régulièrement des frappes aériennes contre le groupe extrémiste au Yémen, la plupart du temps avec des drones.

Selon le Centcom, un premier bombardement a eu lieu le 8 juin dans la province d'Al-Bayda sur une voiture transportant deux combattants d'Al-Qaïda, qui ont été tués.

Deux autres frappes, déjà rapportées par des sources sécuritaires au Yémen, ont tué deux hommes dans la province de Marib le 10 juin, et deux hommes le 12 juin dans la province de Chabwa.

Les Etats-Unis ont procédé au total à une douzaine de frappes contre Aqpa au Yémen depuis le début de l'année.

Le groupe compte, dans ce pays ravagé par la guerre, "plusieurs milliers de combattants et de partisans", selon les chiffres donnés jeudi par le directeur de la CIA John Brennan devant le Sénat américain.

"Il y a un effort actif en cours pour continuer à démanteler et détruire cette organisation", a-t-il dit.

Le Yémen compte par ailleurs "plusieurs centaines" de combattants affiliés au groupe Etat islamique, avait-il précisé.

Al-Qaïda a profité de la guerre civile opposant les rebelles chiites houthis aux forces gouvernementales yéménites pour élargir son influence dans le sud et le sud-est du pays.

Les militaires américains étaient présents au Yémen jusqu'en mars 2015, date à laquelle les dernières troupes avaient dû quitter le pays face à l'avancée de la rébellion.

lby/sha