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17/06/2016 10:53 EDT | Actualisé 18/06/2017 01:12 EDT

Le pétrole rebondit nettement en bénéficiant de l'optimisme général

Les cours du pétrole ont nettement rebondi vendredi après six séances de baisse, bénéficiant d'un déclin du dollar et plus généralement du retour de l'optimisme sur de nombreux marchés financiers.

Le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en juillet a gagné 1,77 dollar à 47,98 dollars sur le New York Mercantile Exchange, sans toutefois effacer les pertes de la semaine écoulée, ni même de la veille.

"Les mouvements financiers d'aversion au risque de (jeudi) sont devenus favorables au risque, au moins pour le moment", a commenté Tim Evans, chez Citi, alors que les Bourses européennes ont grimpé vendredi, portées par l'idée que s'éloigne la menace d'un vote britannique pour une sortie de l'Union Européenne.

Pour Gene McGillian, chez Tradition Energy, les cours semblent désormais bien installés dans des marges étroites.

"Globalement la remontée des cours a perdu son élan et le retour de la production canadienne sur le marché (après les incendies de mai) et la possibilité de pourparlers entre les rebelles nigérians et le gouvernement ont atténué la peur de ruptures d'approvisionnement qui nous avait aidés à dépasser les 50 dollars" le baril la semaine dernière, a-t-il dit.

Pour autant, "le marché est bien au-dessus de son étiage de l'année, qui représentait un plus bas depuis douze ans, et cela est lié au fait que l'on va voir décliner la production nord-américaine et augmenter la demande mondiale", a-t-il précisé.

Dans ce contexte, le marché a semblé ne prêter aucune attention à l'annonce, par la société de services pétroliers Baker Hughes, d'une troisième augmentation en trois semaines du nombre de puits de pétrole en activité aux Etats-Unis.

"Je suis réticent à y voir le signe que les producteurs sont prêts à revenir sur le marché", a affirmé M. McGillian.

Reste que pour Tim Evans, le soutien qu'apportent les données fondamentales aux cours reste "fragile".

"Les stocks sont élevés et progressent peut-être encore", faisait-il valoir dans une note. "Nous voyons que les gestionnaires de fonds ont trop investi dans l'idée que le marché est en train de se rééquilibrer, cela les laisse vulnérables à l'annonce de mauvaises nouvelles", et contient le risque d'une nouvelle et plus profonde correction, selon lui.

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