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17/06/2016 05:55 EDT | Actualisé 18/06/2017 01:12 EDT

La Russie livre un plaidoyer pour faire lever la suspension de ses athlètes

VIENNE — La Russie a livré un dernier plaidoyer dans l'espoir de permettre aux membres de son équipe d'athétisme de participer aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro, affirmant qu'elle a fait le ménage et répondu à toutes les exigences relatives à sa réintégration.

Avec la crédibilité de la lutte contre le dopage en toile de fond, les dirigeants de l'organisme qui régit l'athlétisme mondial se sont réunis pour décider de confirmer ou de lever la suspension de la fédération de la Russie.

La suspension a été imposée en novembre à la suite d'un rapport d'une commission indépendante de l'Agence mondiale antidopage qui a dévoilé l'existence d'un système généralisé de dopage d'État, de dissimulations et de corruption.

Cette réunion de vendredi intervient deux jours après un nouveau rapport accablant de l'AMA, qui fait mention d'obstructions et de violations des contrôles de dépistage en Russie.

Le ministre russe des sports Vitaly Mutko a transmis une lettre ouverte au président de l'IAAF, Sebastian Coe, insistant sur le fait que la Russie avait réformé son système antidopage et que ses athlètes méritaient de reprendre la compétition.

«Nous croyons fermement que les athlètes propres ne doivent pas être sanctionnés pour les actions des autres, a-t-il écrit. La Russie est en train de faire tout son possible pour assurer que nos athlètes participent à des Jeux olympiques propres et équitables. À la lumière de nos efforts, je vous exhorte de reconsidérer l'exclusion de nos athlètes.»

Même si l'IAAF décide de maintenir la suspension de la Fédération de Russie, elle pourrait aussi envisager un compromis qui permettrait aux athlètes avec un dossier de dopage sans reproche de prendre part aux jeux.

Le dernier mot pourrait revenir au Comité international olympique, qui a prévu un sommet des dirigeants sportifs mardi prochain pour aborder «la difficile décision entre la responsabilité collective et la justice individuelle.»