NOUVELLES
17/06/2016 06:51 EDT | Actualisé 18/06/2017 01:12 EDT

Jimmy Page évite les questions l'invitant à comparer deux chansons

LOS ANGELES — Le guitariste de Led Zeppelin, Jimmy Page, a adroitement réussi à éviter les questions qui auraient pu lui faire admettre qu'il avait copié une autre pièce pour l'introduction du succès de 1971 «Stairway to Heaven».

Témoignant pour sa défense, jeudi, dans le cadre d'un procès pour violation de droits d'auteur, Jimmy Page s'est montré peu intéressé à comparer sa composition à l'obscure pièce instrumentale en question, «Taurus», du regretté Randy Wolfe, fondateur du groupe Spirit.

Jimmy Page était hésitant à comparer l'harmonie, le tempo ou la structure des deux chansons, esquivant les questions de l'avocat représentant la succession de Randy Wolfe dans une poursuite déposée contre Led Zeppelin, Jimmy Page, Robert Plant et plusieurs compagnies de disque.

Le musicien de 72 ans est entré dans la salle d'audience guitare à la main, mais a conclu son témoignage sans avoir joué une note.

Les jurés et la salle comble du tribunal de Los Angeles ont cependant pu entendre l'introduction bien connue de «Stairway to Heaven». Elle n'a toutefois pas été jouée par Jimmy Page, mais bien par un expert qui a affirmé qu'il la trouvait très semblable à «Taurus».

Kevin Hanson, professeur de guitare et ancien membre du groupe Huffamoose, a joué des passages des deux chansons à la guitare acoustique et affirmé qu'elles étaient quasi identiques. En contre-interrogatoire, l'homme, qui n'a pas de diplôme d'études postsecondaires et qui n'est pas musicologue, a cependant admis qu'il pouvait facilement différencier les deux chansons.

Un autre expert appelé par la poursuite, Alexander Stewart, professeur de musique à l'Université du Vermont, a indiqué avoir constaté des similarités importantes entre les deux chansons dans cinq catégories, incluant une progression d'accords descendante, des notes ayant la même durée et une série d'arpèges et de paires de notes similaires.

Le témoin a admis que la progression d'accords descendante et d'autres éléments avaient été retrouvés dans des chansons datant d'aussi loin que les années 1600. Mais il a ajouté que des quelque 65 chansons nommées par la défense pour avoir une construction semblable — incluant «My Funny Valentine», «Michelle» des Beatles et «Chim Chim Cher-ee» du film «Mary Poppins» —, aucune ne contient les cinq éléments partagés par «Taurus» et «Stairway to Heaven».

Les demandeurs devraient conclure la présentation de leur cause vendredi, avec le témoignage de l'exécuteur testamentaire.