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17/06/2016 11:09 EDT | Actualisé 18/06/2017 01:12 EDT

Euro-2016 - Sur le terrain, le spectacle n'est pas là

Contrairement au Mondial-2014 au Brésil qui avait offert un festival offensif et des scores fleuves, dont un mémorable 5-1 des Pays-Bas face aux champions en titre espagnols, l'Euro-2016 a commencé piano pour les buteurs.

39 buts ont été inscrits jusqu'à présent dans les stades de la compétition en 20 matches. Soit une moyenne maussade de 1,95 but par match, si on la compare avec celle de la dernière Coupe du Monde. Au bout de 18 rencontres, les filets avaient déjà tremblé à 54 reprises au Brésil, soit 3 fois par match!

Et la moindre différence de niveau entre les équipes présentes à l'Euro par rapport à celles en lice au Mondial n'est pas à mettre en cause. En effet, les cartons les plus mémorables du début de la phase de poules au Brésil ont eu lieu lors de rencontres opposant des équipes de premier plan.

La "Roja", championne du monde en titre s'était ainsi faite punir 5-1 dès son entrée dans la compétition par les Pays-Bas et le Portugal de Cristiano Ronaldo 4-0 par les futurs champions du monde allemands.

Depuis le début de l'Euro, le score le plus lourd pour l'adversaire a été 2-0 (Allemagne-Ukraine, Italie-Belgique, Hongrie-Autriche, France-Albanie et Irlande du Nord-Ukraine). Résultat, les meilleurs buteurs de la compétition n'en sont qu'à deux réalisations: le Français Dimitri Payet, le Gallois Gareth Bale et le Roumain Bogdan Stancu.

Au Brésil, après 18 matches les Néerlandais Robin van Persie et Arjen Robben, auteurs tous les deux d'un doublé face à l'Espagne, en étaient déjà à quatre buts, l'Allemand Thomas Müller à trois buts après un triplé face au Portugal, tandis que le Brésilien Neymar avait inscrit un doublé lors du premier match de la Selecao face à la Croatie (3-1), tout comme Karim Benzema lors de la victoire des Bleus face au Honduras(3-0).

Et le festival offensif s'est poursuivi jusqu'au bout avec une humiliante défaite 7-1 du Brésil face à l'Allemagne en demi-finale avec deux doublés de Toni Kroos et d'André Schürrle.

- Ou sont les buteurs ? -

Alors où sont les "serial buteurs" de cet Euro ? Très attendus, Cristiano Ronaldo, le Polonais Robert Lewandowski, l'Allemand Thomas Müller et le Suédois Zlatan Ibrahimovic sont pour le moment restés muets.

L'Espagne a elle fait face à la faillite d'Alvaro Morata, l'avant-centre qu'elle attendait depuis des années, et inscrit son seul but face aux Tchèques par le défenseur central Gerard Piqué.

"On a vu des matches très très équilibrés, encore hier (mercredi) la France a eu raison de l'Albanie seulement à la 89e minute. Il y a eu une grande préparation de la part de toutes les équipes", a souligné jeudi le sélectionneur italien Antonio Conte.

Comme un symbole, le duel au sommet entre les deux gâchettes Lewandowski et Müller jeudi soir s'est soldé par un 0-0 entre la Pologne et l'Allemagne, le premier score vierge de la compétition.

"Nous avons eu du mal à nous créer des occasions, car ils jouaient à vingt devant le but", a regretté le milieu de la Mannschaft, Mesut Özil.

Signe que face à des défenses très compactes, les brèches se créent en fin de rencontre quand les organismes commencent à fatiguer, les buteurs mettent beaucoup de temps à se réveiller.

25 des 35 buts ont en effet été inscrits en deuxième période et 13 dans le dix dernières minutes. Payet a même été dépossédé de son titre honorifique de buteur le plus tardif (90+5) de l'histoire de l'Euro, acquis mercredi face à l'Albanie, par l'Irlandais du Nord Niall Mc Ginn (90+6) jeudi.

mg/pgr/adc