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17/06/2016 09:38 EDT | Actualisé 18/06/2017 01:12 EDT

Euro-2016 - Eder zlatane la Suède et envoie l'Italie en 8e de finale

Et dire qu'on ne donnait pas l'Italie parmi les favoris: la Nazionale a décroché vendredi son billet pour les huitièmes de finale de l'Euro sur un but en toute fin de rencontre d'Eder (1-0) face à la Suède d'"Ibra", qui a encore prouvé qu'il n'était pas là dans les matches qui comptent.

Après avoir enthousiasmé face à la Belgique (2-0), l'Italie, première du groupe E avec six points, a fait le boulot face aux Suédois, rejoignant grâce à cette victoire les Français en huitièmes. Les bookmakers ont pris une leçon d'humilité, eux qui évoquaient cette "Little Italy", en manque de talents, perçue comme l'une des plus faibles de l'histoire ...

L'Italie, qui affrontera l'Eire mercredi pour son dernier match de poule, est maintenant lancée et a "faim", a prévenu son sélectionneur Antonio Conte, pas peu fier d'avoir déjoué les pronostics.

"Nous sommes partis dans cet Euro avec les roues dégonflées et on cherche à les gonfler à chaque match avec la pompe", a-t-il estimé.

Après avoir déjoué en première période, la Nazionale a finalement été délivrée à la 87e minute par Eder, qui a mystifié Isaksson d'une frappe limpide après avoir éliminé trois défenseurs. Une juste récompense pour Conte, qui a toujours cru en l'attaquant d'origine brésilienne de l'Inter malgré les critiques.

"Les choix ont été mis en doute" mais "Eder a été décisif durant les qualifications et on espère qu'il pourra continuer à l'être durant l'Euro", a dit l'ex-entraîneur de la "Juve" et futur coach de Chelsea.

Secoués par l'Eire (1-1) lors de leur entrée en lice, les Suédois sont eux désormais condamnés à l'exploit face à la Belgique mercredi à Nice pour ne pas sortir par la petite porte de l'Euro pour la troisième fois d'affilée.

Ibrahimovic reste toutefois confiant: "Il nous reste un match. Si nous gagnons face à la Belgique et obtenons un bon résultat alors nous pourrons nous qualifier".

- "Ibra" toujours pas au rendez-vous -

Zlatan, qui joue a priori sa dernière compétition internationale sous le maillot suédois, peut toutefois s'en vouloir.

Encore une fois lors des matches cruciaux, lui qui affirme pourtant "être" la Suède n'aura pas été au rendez-vous. Le colosse avait pourtant été le héros du match contre la Nazionale à l'Euro 2004 (1-1) grâce à une aile de pigeon restée célèbre qui avait battu "Gigi" Buffon et précipité la qualification des siens et l'élimination des Italiens.

A la réception d'un centre de Martin Olsson, l'ex-future star du PSG a notamment eu la balle de 1-0 au bout du pied mais a tiré au-dessus (72e). Avant de marquer sa désillusion en se tapant la tête contre le poteau. Pas de regret, il était de toute façon hors-jeu.

"Zlatan est un des plus grands attaquants que j'ai rencontrés, c'est un gagnant. Je pense qu'il fait de son mieux", l'a défendu le sélectionneur suédois Erik Hamren.

Car il faut dire que le plan anti-Ibra des Italiens a bien marché, le Suédois ayant été pris en tenaille par l'arrière garde de fer "juventina" Barzagli-Bonucci-Chiellini.

Si les Suédois se sont montrés les plus dangereux en première période, Zlatan, servi par l'ancien milieu de l'OL, Kim Källström, a été battu avec autorité dans les airs par Chiellini (2e) avant d'être stoppé par Barzagli (14e, 42e).

Il est toutefois parvenu ensuite à trouver Källström dont la demi-volée était captée par Buffon (18e) et à servir d'une transversale Larsson qui remettait de la poitrine pour John Guidetti dont la frappe passait au-dessus (40e).

Et les Italiens dans tout ça ? En difficulté offensivement en première période, à l'image de Graziano Pellè, ils se sont montrés de plus en plus incisifs à la reprise notamment grâce aux débordements de Candreva (56e, 57e). Giaccherini, buteur face à la Belgique, a ensuite été repris avec autorité par Källström devant la cage d'Isaksson (61e) avant que Parolo ne place une tête sur la barre (83e) et qu'Eder n'offre à la Nazionale une victoire à l'italienne.

mg/