POLITIQUE
16/06/2016 11:50 EDT | Actualisé 16/06/2016 11:50 EDT

Départ de PKP: la CAQ se choisit un candidat de proximité pour Saint Jérôme

Presse canadienne

La Coalition avenir Québec a choisi un candidat de proximité pour tenter de reprendre le siège de Saint-Jérôme, laissé vacant par la démission surprise de Pierre Karl Péladeau, le 2 mai dernier.

Le chef caquiste, François Legault, a annoncé jeudi qu'il confie la mission de reconquérir le comté au préfet de la MRC Rivière-du-Nord et maire de Saint-Hippolyte, M. Bruno Laroche.

M. Legault mise ainsi sur la connaissance intime du terrain de ce politicien municipal pour convaincre les électeurs de revenir vers sa formation.

Bruno Laroche est conseiller municipal de Saint-Hippolyte depuis 1997 et est devenu maire en 2009, puis préfet de la MRC Rivière-du-Nord en 2013. Il entend axer sa campagne sur la santé, la prématernelle 4 ans, la création d'emploi et contre toute nouvelle hausse du fardeau fiscal.

La Coalition avenir Québec avait enlevé de justesse la circonscription au Parti québécois lors de l'élection de 2012, lorsque l'ex-directeur de police de Montréal, Jacques Duchesneau, y avait été élu par une mince majorité d'un peu moins de 900 voix.

Pierre Karl Péladeau avait ramené la circonscription dans le giron péquiste en 2014 en obtenant 37 pour cent des voix, soit une majorité de plus de 1900 votes devant son adversaire caquiste, Patrice Charbonneau, qui avait récolté 32 pour cent des suffrages à la suite du départ de la politique de Jacques Duchesneau.

L'élection de ce dernier n'était toutefois pas la première infidélité au PQ des électeurs de cette circonscription, qui portait autrefois le nom de Prévost, car ceux-ci avaient choisi un candidat de l'Action démocratique à l'élection de 2007 où le Parti québécois avait été relégué au troisième rang à la suite du scrutin qui avait mené à l'élection d'un gouvernement libéral minoritaire.

Prévost, considéré jusque-là comme un château-fort péquiste, était revenu sous l'aile du parti souverainiste un an plus tard, en 2008, alors que le Gilles Robert l'avait emporté avec une forte majorité et que le candidat de l'ADQ avait chuté au troisième rang.

Le PQ avait dominé cette circonscription avec de très fortes majorités lors des élections de 1994, 2003 et 2008.

La date de l'élection partielle dans Saint-Jérôme n'est pas encore connue: le premier ministre Philippe Couillard disposait d'un délai de six mois pour appeler les électeurs aux urnes après le départ de Pierre Karl Péladeau, ce qui lui laisse encore jusqu'au 2 novembre pour prendre une décision.

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