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14/06/2016 03:44 EDT | Actualisé 15/06/2017 01:12 EDT

Un avocat saoudien emprisonné met fin à une grève de la faim (ONG)

Un avocat saoudien emprisonné pour son engagement en faveur des droits de l'Homme a mis fin à une grève de la faim après avoir obtenu la promesse d'un meilleur traitement, a indiqué mardi une ONG du Golfe.

Walid Abu al-Khair, fondateur du "Monitor of Human Rights in Saudi Arabia" (observatoire saoudien des droits de l'Homme), est entré le 7 juin en grève de la faim, avait indiqué jeudi le Gulf Centre for Human Rights (GCHR) dans un communiqué.

Les responsables de la prison de Jeddah (ouest) où il est détenu ont accepté de lui "donner accès à l'hôpital et à la bibliothèque de la prison sur une base quotidienne", écrit l'ONG en continuant de demander la libération de l'avocat.

L'avocat qui s'est vu décerner en novembre à Genève le prestigieux Prix international des droits de l'Homme Ludovic Trarieux, a été condamné à quinze ans de prison et à autant d'années d'interdiction de sortie du territoire saoudien en juillet 2014.

Il était jugé pour "désobéissance et rupture de l'allégeance au souverain, manque de respect envers les autorités et outrage à magistrat".

Il est également l'avocat et beau-frère de Raef Badaoui, un blogueur saoudien, farouche défenseur de la liberté d'expression, qui avait demandé sur son site internet la fin de l'influence religieuse dans le royaume saoudien, régi par le wahhabisme, une stricte version de l'islam.

M. Badaoui, arrêté en vertu d'une loi sur la cybercriminalité, a été condamné fin 2014 à dix ans de prison et 1.000 coups de fouet. Il avait reçu ses 50 premiers coups en janvier 2015, mais cette punition avait été suspendue, après une vague de protestations dans le monde.

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