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14/06/2016 01:09 EDT | Actualisé 14/06/2017 01:12 EDT

Opération à coeur ouvert en cours pour Silvio Berlusconi

L'opération à coeur ouvert de l'ancien chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, âgé de 79 ans, a commencé mardi matin, a annoncé l'hôpital San Raffaele de Milan (nord) dans un communiqué.

"A 08h00 (06h00 GMT) ce matin, l'opération de remplacement de la valve de l'aorte (du coeur, ndlr) du président Silvio Berlusconi a commencé".

L'opération doit durer environ quatre heures et M. Berlusconi doit ensuite passer deux jours en soins intensifs, avant une convalescence de plusieurs semaines, a précisé l'hôpital.

L'opération est conduite par le Dr Ottavio Alfieri, à la tête du service de chirurgie cardiaque de l'établissement milanais.

En début de matinée, la jeune compagne de l'ancien chef du gouvernement, Francesca Pascale, est apparue visiblement émue, un mouchoir à la main, à la fenêtre de la chambre du milliardaire. Selon les médias italiens, les enfants de M. Berlusconi sont présents.

Le magnat des médias, qui doit fêter ses 80 ans le 29 septembre, avait été admis le 7 juin à l'hôpital Sain Raffaele, après avoir subi une attaque cardiaque qui avait failli le tuer, selon son médecin.

"Je suis évidemment préoccupé", a-t-il écrit lundi sur sa page Facebook. "Mais j'ai également été très ému par les très nombreuses manifestations d'estime, de soutien et d'affection qui me sont parvenues de partout, même de la part d'adversaires politiques".

Dans un précédent message vendredi, M. Berlusconi s'était dit "serein". "J'affronte cette étape délicate en me fiant à Dieu, ainsi qu'au professionnalisme extraordinaire des médecins et du personnel du San Raffale".

L'actuel chef du gouvernement, Matteo Renzi (centre gauche), lui a souhaité "bonne chance", tandis que le chef du parti populiste et anti-immigrés la Ligue du Nord, Matteo Salvini, parfois allié mais souvent rival à droite, lui a adressé ses "meilleurs voeux pour qu'il retourne vite sur le terrain".

Jeudi, son médecin personnel, le docteur Alberto Zangrillo, avait expliqué lors d'une conférence de presse qu'il avait été admis mardi "dans un état grave". "Sa vie était en danger et il le savait", a-t-il insisté.

Le président de Forza Italia (centre droit), avait été victime d'un malaise le 5 juin, jour du premier tour d'importantes élections municipales partielles en Italie. Il avait à cette occasion voté pour la première fois après trois ans d'interdiction de ses droits civiques dans le cadre d'une condamnation pour fraude fiscale, la seule définitive à ce jour.

Pour le docteur Zangrillo, l'opération était "le seul moyen" de remédier à un "sévère" dysfonctionnement cardiaque depuis ce malaise.

"La valve doit être remplacée grâce à une chirurgie conventionnelle, qui implique la circulation (du sang) en-dehors du corps", avait-il expliqué, évaluant les risques de l'opération à à 2-3%.

Déjà victime il y a dix ans d'un malaise cardiaque, Silvio Berlusconi s'était fait poser à l'époque un stimulateur électrique aux Etats-Unis. Ce stimulateur avait été remplacé en décembre à Milan.

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