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14/06/2016 02:17 EDT | Actualisé 15/06/2017 01:12 EDT

Massacre d'Orlando: quand François Hollande s'emmêle

Les médias français ont épinglé mardi le président François Hollande qui, dans sa réaction au massacre dans une discothèque gay à Orlando, avait qualifié l'orientation sexuelle de "choix", provoquant une avalanche de réactions sur les réseaux sociaux.

A Orlando, "c'est l'Amérique qui a été frappée mais c'est aussi la liberté, la liberté de choisir son orientation sexuelle et de déterminer son mode de vie", a déclaré lundi François Hollande en dénonçant "l'effroyable tuerie homophobe d'Orlando".

Cette déclaration faite à la sortie de l'ambassade des Etats-Unis où il s'était rendu pour exprimer la compassion de la France, filmée par des caméras de télévision et reprise sur le compte Twitter de la présidence, a fait réagir les réseaux sociaux.

"On ne choisit pas son orientation sexuelle! On choisit éventuellement de la vivre", ont fait remarquer des internautes, dénonçant la "maladresse" de l'expression présidentielle.

Ses services ont rapidement remplacé l'expression litigieuse par "la liberté de vivre son orientation sexuelle et de choisir son mode de vie".

Mais mardi, quasiment tous les médias évoquaient sur leur site internet un "couac" de communication. "François Hollande apprend qu'on peut choisir ses mots mais pas son orientation sexuelle", ironisait Le Monde tandis que la radio Europe1 parlait d'une "énorme maladresse".

Dans une première réaction dimanche, François Hollande avait condamné "avec horreur" la tuerie d'Orlando, sans mentionner qu'elle visait des homosexuels. Le Premier ministre Manuel Valls avait souligné un peu plus tard sur Twitter que "en frappant la communauté gay, l'attaque effroyable d'Orlando nous atteint tous".

Omar Mateen, un Américain de 29 ans d'origine afghane, a tué dimanche 49 personnes et fait une cinquantaine de blessés avant d'être abattu. Cet attaque a été revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique.

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